16.12.2007

Salim Abderemane n'est plus

a15d2405df6dc0c4a1a362f7adcc53ec.jpgSalim Abderemane est décédé jeudi 13 décembre 2007. Il était connu des milieux de la société civile car il était dans tous les combats pour l'unité et l'intégrité des Comores. Je l'ai connu à partir de la fin des années 1990 dans les actions que menaient l'association Fraternité anjouanaise (qui devait devenir Fraternité comorienne) contre les soutiens français et comoriens des séparatistes anjouanais. Nous avons tous les deux été membres fondateurs du Collectif-Comores MasiwaMane.

Auparavant, il avait milité au sein de l'Association des stagiaires et Etudiants Comoriens (ASEC) et du Front Démocratique. C'est dire que dans les réunions il ne  lâchait rien quand il s'agissait de défendre ses positions. Mais à la fin de chaque réunion, son sourire était une porte ouverte annonçant les prochaines "nécessaires" discussions et actions.

La dernière image que j'ai de lui, c'est celui d'un grand homme sur un vélo qui s'éloigne dans les rues de Paris.

Il faisait partie de ces aînés qui prennent au sérieux les plus jeunes, qui transmettent leur expérience pour que chacun puisse s'intégrer dans le combat pour l'unité du pays. Et les associations de la société civile viennent de perdre un homme de grande valeur, comme le prouvent les réactions enregistrées dans les différents lieux de discussion.

Veuillez trouver ci-dessous le communiqué publié par le Collectif Comores-MasiwaMane.

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Nous venons d’apprendre avec une grande émotion le décès, survenu jeudi 13 décembre, de notre compatriote et frère, Salim Abdérémane. Que peuvent les mots pour dire notre peine ?
Salim était un militant inlassable  du combat pour l’unité et l’intégrité territoriale de notre pays, les Comores. Il a passé une grande partie de sa vie au service de cette cause. Que ce soit au sein de l’Association des étudiants et stagiaires Comoriens (ASEC), du Front Démocratique (FD), du Groupe de Réflexion sur l'Intégrité du Territoire de l'Archipel des Comores (GRITAC), du Collectif Comores MasiwaMane (CCMM) ou du Collectif des Associations et Amis des Comores (CAAC), son objectif était unique : défendre l’unité et l’intégrité des Comores.
C'est pourquoi, il avait résolument rejoint le camp des antiséparatistes dès 1997 pour dénoncer ceux qui avaient pris en otage son île natale et semé la zizanie dans la famille comorienne. 
Sa mémoire et les moments passés avec lui continueront à animer notre combat.  C'est  le  meilleur  moyen  de  lui  rendre  hommage.
Les membres du Collectif Comores-MasiwaMane se joignent aux nombreux militants de la cause nationale pour exprimer à sa femme et à ses enfants leurs condoléances.
 
Bureau du Collectif Comores-MasiwaMane
Paris le 14 décembre 2007

 

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28.06.2007

Un protestant qui n'a pas la langue dans sa poche

Le pasteur Jean Arnold de Clermont quittera bientôt la présidence de la Fédération protestante de France. Je ne suis pas devenu spécialiste du monde protestant. J'ai lu cela cet après-midi dans Le Monde (internet). Le journal ajoute qu'il va rencontrer le Président Sarkozy (notez les efforts que je fais) demain pour lui parler entre autres de la construction des édifices religieux.

Un paragraphe de cet article m'a particulièrement interpellé. Le voici.

Evoquant les décisions judiciaires récentes, qui ont remis en cause la construction de mosquées à Montreuil et à Marseille, au motif que les baux emphytéotiques concédés par la mairie aux associations musulmanes constituaient une subvention déguisée, M. de Clermont appelle à la plus grande fermeté. "Ces décisions, que je ne comprends pas, contraignent le gouvernement à agir. Si elles ont été prises uniquement parce qu'il s'agit de musulmans, alors même que les financements qui leur sont accordés, baux emphytéotiques, garanties bancaires, sont du même ordre que ceux qui sont autorisés pour les catholiques depuis les années 1920, alors on est face à de la discrimination."

Ainsi, les musulmans de France ne sont pas les seuls à remarquer que des entraves, notamment administratives, sont régulièrement mises pour les empêcher d'exercer leur religion comme tous les autres croyants en France en construisant des mosquées mais aussi en ouvrant des écoles ?

Comme on aimerait bien entendre parfois ces belles âmes des médias français sur les injustices touchant les musulmans dans un pays qui se prétend très tolérant et qui donne des leçons à d'autres pays dans le monde. Il est bien que ce soit un dirigeant d'une autre religion en France qui en parle. Sinon, on dirait qu'on est paranos.

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23.01.2007

Des sultans batailleurs... Il vaut mieux en rire !

Dans les écrits des bangwe virtuels, l’actualité, surtout politique est commentée avec des expressions ou des idées qui nagent à la surface depuis… on ne sait quand, mais qui ont l’avantage de faire rire quand ils ne nous enfoncent pas dans ce que mon ami Ibrahim Barwane appelle la « comorosité ».
« A bon entendeur salut ! » lit-on souvent à la fin des messages envoyés sur internet. Quelques fois les choses semblent si graves qu’il s’en trouve toujours un pour écrire : « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez lui apporter ». Mais bon celle-là, même madame Ségolène la reprend dans ses meetings.
Les idées destinées à faire passer le locuteur pour un original sont légion. Mais parmi toutes ces expressions, celle que je préfère et que je place au-dessus de toutes, c’est une expression qu’on retrouve dans tous les types de discours : « l’archipel aux sultans batailleurs ».
Mohamed Bacar refuse l’entrée de l’armée nationale à Anjouan ? C’est à cause des sultans batailleurs ! Il y a pléthore de candidats aux élections présidentielles ? C’est normal, nous sommes dans l’archipel aux sultans batailleurs. Tel homme avantage tel cadre originaire de sa région ? Les sultans batailleurs !
Mais qui sont donc ces sultans batailleurs qu’on rappelle à chaque fois pour expliquer le moindre fait dans la vie politique comorienne ?
Existe-il un arbre qui fait pousser les sultans batailleurs aux Comores ? Trêve de plaisanterie ! On finit par croire que nos sultans ont passé leur temps à se battre entre eux. On imagine donc aisément le sultan Ahmed Mwinyi Mkuu prenant la mer à bord de son vaisseau pour aller guerroyer contre son gendre à Anjouan ou à Mayotte ou Djumbe Fatima allant disputer le tibe de Ngazidja à Msa Fumu. A mourir de rires !
L’expression a été inventée par un administrateur colonial, Urbain Faurec, qui en guerre mondiale, écrit un petit ouvrage à la gloire de la colonisation aux Comores. Le livre s’intitule d’ailleurs « L’archipel aux sultans batailleurs » et a pour objectif, entre autres de justifier la colonisation. Comme ailleurs en Afrique, il s’agit de dire : si nous n’étions pas intervenus dans l’archipel, ces sauvages seraient encore en train de s’entretuer.
Pourtant, tout semble montrer le contraire. Avant les interventions des princes malgaches et de la marine française, les historiens ne nous rapportent pas d’affrontements majeurs entre les sultans. A Anjouan, trois royaumes, trois souverains. A Ngazidja, sept sultanats (quelquefois plus quelquefois moins) et sept sultans qui s’entendent pour désigner l’un d’eux comme sultan des sultans (tibe), mais sans lui accorder de pouvoirs absolus.
Il a fallu que la colonisation remette tous les pouvoirs à Ngazidja entre les mains d’un seul sultan, Saïd Ali, pour que la guerre devienne un fait dans l’île. De même, les interventions de Ramanetaka, qui finira par s’emparer de Moheli, puis d’Andriansouli qui prend Mayotte aux dépens des sultans d’Anjouan, enveniment les choses. C’est d’ailleurs ce qu’on retient en lisant « L’archipel au sultans batailleurs » qui n’évoque que la deuxième partie du XIXe siècle, c’est-à-dire précisément au moment où la marine française intervient dans l’archipel.
Combien de Comoriens, même parmi les historiens, ont-ils lu Urbain Faurec ? Une poignée. Pourtant, à voir comment le mot est employé dans toutes les circonstances, on se dit que si l’auteur avait déposé l’expression, ses descendants seraient aujourd’hui fortunés.


MiB

Ce texte a été écrit pour le magazine Comores-Mag n°14, janvier 2007. Pour vous procurer le n° ou vous abonner : comorespress@yahoo.fr
 

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24.02.2006

Moumié, un fils de l'Afrique libre

L´assassinat de Félix Moumié - L´Afrique sous contrôle, un documentaire de Frank Garbely

Dimanche 11 février, à l'invitation d'un ami africain, j'ai assisté dans un petit local de l'Association panafricaine à Paris à la projection d'un film sur l'homme politique camerounais, Felix Moumié, empoisonné par un agent des services secrets français à Genève, et mort le 3 novembre 1960, en marges des indépendances africaines.

Le film commence par des images de la femme de Moumié revenant à Genève. Quarante-cinq ans auparavant, elle était venue au chevet de son mari agonisant. Elle craque en entrant dans le même hôpital qu'en 1960.

Une femme courageuse

Personne ne peut rester indifférent à l'émotion qui se dégage des paroles de cette femme dont la vie se confond entièrement avec les idées défendues par son mari. Pourtant, elle qui amait s'amuser et danser n'aurait jamais cru un jour se marier à un médecin, qui de plus était un homme politique. Elle rêvait d'épouser un musicien. Elle a dû affronter les préjugés ethniques au Cameroun pour pouvoir se retrouver avec Moumié. Elle entrait du même coup dans le combat politique, et allait connaître les camps et les tortures, comme bon nombre de membres de sa famille (son frère particulièrement) et tous les Camerounais qui refusaient de vivre comme des esclaves sous la colonisation.

Après la mort de Moumie, le Cameroun est remis entre les mains d'une marionnette. Marthe Moumié, quant à elle, est remise à la Guinée équatoriale en 1969, a connu l'emprisonnement et les exactions. Elle n'en parle pas, par pudeur. Elle se contente de raconter l'histoire de son mari "mort pour un travail juste parce qu'il a aimé son pays".

Messmer, Haut-Commissaire sans pitié

Le film commence aussi par le commentaire de Pierre Messmer, gaulliste, ancien Haut-Commissaire du Cameroun (1956-1958), ancien Ministre de l'Outre-mer, et aujourd'hui Président de l'Institut de France. C'est le même Messmer qui, en 1972, avait lancé une menace prophétique aux Comoriens (mais qui ne l'avaient pas pris au sérieux) en leur disant en substance, à Moroni : si vous vous avisez de prendre votre indépendance, nous romprons l'unité de l'archipel. Le lendemain, à Dzaoudzi devant une foule de Maorais il avait déclaré : vous pourrez rester français aussi longtemps que vous le voulez. Cela a fonctionné puisque les Comores sont devenues indépendantes mais amputées de l'ile comorienne de Mayotte.

Pour revenir à Moumié, le commentaire de  Messmer sonne comme une justification, à posteriori de son assassinat. L'ancien Ministre a recours au présent comme si les événements étaient toujours très limpides dans sa tête : Moumié n'est intéressé que par le pouvoir et n'accepte aucune élection. Plus loin dans le film, il a aussi un commentaire sur l'Union des Population du Cameroun (UPC) le parti de Moumié : "un parti communiste, dirigé par des communistes impitoyables. Alors quand vous êtes impitoyables, vos adversaires ne vous font pas de pitié". Il faut comprendre : nous n'avons eu aucune pitié pour ces communistes, et quand on sait l'armement rudimentaire (et parfois inexistant) des Camerounais face à l'armée française (car selon le même Messmer la gendarmerie ne pouvait pas suffire pour mettre fin à la rébellion), on comprend pourquoi les Camerounais, dans ce film, et dans le débat qui a suivi, parlent de "génocide".

Une guerre sans merci

Le film est construit comme de doubles tableaux vus quasi instantanément, avec des évocations du passé et la présentation du présent, avec les événements qui se déroulent au Cameroun et ceux qui se déroulent en Europe (France et Suisse), avec la grande histoire de la décolonisation africaine et la petite histoire de Moumie et de son parti.

L'histoire de Moumié est encadrée par les opérations d'extermination de la rébellion et de certaines populations poursuivies jusque dans la forêt. Le film s'arrête même quelques minutes sur l'incendie et la destruction du quartier Congo à Conakry dont la plupart des habitants ont trouvé la mort selon un témoin qui a été sauvé par un match de football. Selon Maitre Verges, le quartier a été bombardé au Napalm, une arme de destruction massive. Des milliers de Camerounais ont été brûlés vifs ou abattus pour les empêcher de sortir du quartier. Pourquoi ? Les services secrets français soupçonnaient deux chefs de l'UPC de s'y trouver, selon un témoin dans le film.

Moumié, empoisonné par un agent secret

Le réalisateur, Franck Garbely, a su faire un portrait très humain de Moumié. Ce n'est pas un Dieu ni un prophète, mais un homme avec ses qualités et ses défauts. En Suisse, comme beaucoup de leaders africains de passage en Europe, Moumié fréquente les femmes et claque l'argent (dont on ne nous explique pas l'origine : Guinée, Chine ou URSS ?). Il dîne un soir au restaurant avec un journaliste Genevois, William Bechtel, ancien légionnaire, barbouze, membre de la Main Rouge, chargé d'assassiner des indépendantistes africains ou ceux qui, en Europe, leur apportaient une aide matérielle (ce fut le cas pour ceux qui aidaient les combattant du FLN algérien), réserviste des services secrets français comme nous l'apprend plus tard son chef, Maurice Robert, ancien chef des SDECE.

Pour ceux qui suivent un peu les coups bas menés contre les Comores, c'est le même Maurice Robert, qui lors du procès du mercenaire français Bob Denard pour l'assassinat du président comorien Ahmed Abdallah, avait fini par admettre ce que nous savions tous : Bob Denard était un agent des services secrets français, chargé des basses oeuvres en Afrique et particulièrement aux Comores.

La police suisse trouve dans l'appartement de Bechtel et sur ses habits des traces du même poison que celui qui a tué Moumié, ainsi qu'un plan d'opération pour sa rencontre avec Moumié. Maurice Robert dit même que Bechtel s'est accusé d'avoir empoisonné Moumié, et lorsqu'on lui demande dans quelles circonstances, la réponse est claire : "Secret Défense". Pourtant l'enquête traine pendant des années. Elle est reprise en 1979. Bechtel est mis en prison, à l'âge de 80 ans. Mais en 1980, un juge prononce un non-lieu qui arrange la France et la Suisse qui ne souhaite pas que son image de pays neutre soit mis à nu. Une seconde mort pour Moumié et sa famille. Bechtel meurt quelque temps après dans un hôpital militaire français.

Malheuresement pour la courageuse Marthe Moumié, il y aura une troisième mort. Elle retourne sur la tombe de son mari dont le corps avait été embaumé et conservé à Conakry (Guinée), dans l'espoir de le rapatrier au Cameroun, elle trouve que des inconnus l'avaient fait disparaître.

C'est en larmes qu'elle s'exclame : "Ca, c'est l'histoire du Cameroun". On a alors envie de lui dire que c'est aussi l'histoire de la France et de l'Afrique.

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11.01.2006

Le temps de Mitterrand

Voici dix ans disparaissait François Mitterrand, dans une période d'éclairs et d'orages. Pour lui, pour ses proches et même pour les nombreux inconnus qui l'ont aimé presqu'instinctivement.

Il y a dix ans la génération Mitterrand (il faut y compter les enfants immigrés qui entrent en France à partir de 1981, à la faveur d'un renforcement de la politique de regroupement familial) souffrait de voir l'idole mis au sol, malmené par des journalistes, des écrivains, des historiens, et même des animateurs TV ! Grand déballage pour un président mourrant qui voyait défiler sur son poste de télé, en même temps que son peuple, tout son passé. Vichy. L'observatoire. Bousquet. Mazarine. Hallier. Les réseaux de Jean-Christophe. Elf.

Tout le reste était oublié, même la maladie supportée pendant des années. Même l'espoir redonné au peuple de gauche. Y compris même ce courage d'un homme qui se présente pour la troisième fois aux élections présidentielles et qui dit : une grande majorité de Français est contre la peine de mort, mais ma conscience m'oblige à dire que si je suis élu, je l'abolirai.

C'était le temps où les Mitterrandistes rasaient les murs des cafés, et regardaient les voitures passer quand on parlait des "affaires". Naïfs disait-on. Mitterrand était de droite. Même la mort n'a pas atténuer la haine. Pourtant, je crois que c'est lui qui disait qu'après la mort, on devait taire le ressentiment. Mais peut-être n'est-ce là que la parole de mon Mitterrand imaginé. Chacun a le sien et se débrouille avec !

Un président comorien, conscient qu'il n'y avait que le temps qui pouvait comprendre ses intentions révolutionnaires, et non cette société conservatrice qu'il tentait de renverser, s'était écrié un jour que seul l'histoire pourrait le juger. Il savait qu'il était gagnant d'avance et il eût raison.

Voici maintenant que l'histoire commence son oeuvre et rend justice à Mitterrand, malgré tout ce qui a été dit et écrit. Il fallait les voir tous à Jarnac - il ne manquait que Rocard et la nouvelle coqueluche des sondages. Il y avait même le bon vieux Raffarin qui vient de découvrir que ses parents étaient des amis de la famille Mitterrand à Jarnac.

Mais,il y avait aussi tous les fidèles, y compris ceux qui s'étaient éloignés, y compris les présidentiables, y compris ceux qui avec Jospin réclamaient un droit d'inventaire. J'aime le Mitterrand de 1916 à 1929, et je déteste celui de 1939-1945. Il vaut mieux prendre celui de 1974-1984, et laisser celui de 1985-1995. Sacré Jospin ! Si on pouvait choisir, je prendrais le Jospin de la LCR et je laisserais de côté celui devenu Premier Ministre, arrogant et persuadé qu'il allait forcément gagner.

Le plus en vue des fidèles était sans doute Laurent Fabius, peut-être parce que tous les autres n'ont plus d'ambitions politiques. Fabius, l'hértier désigné et qui, sans doute à cause de cela, a toujours réuni contre lui tous les prétendants au sein du PS. Le "TSF" s'explique en partie par cette désignation et par la sympathie de Mitterrand pour ce jeune capable de monter à la tribune des Congrès pour s'attaquer aux adversaires du "Vieux". Fabius jubilait et semblait entrevoir dans la réhabilitation de Mitterrand dans le coeur des Français, une porte des possibles. Alors, il a retrouvé langage de Mitterrand, celui d'un homme qui a toujours été en campagne, même quand il n'y avait pas d'élections en vue. Et dans la foulée, il a déclaré son intention d'être candidat à la candidature.

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