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<title>MiB*[Extras et Caetera] - extraits</title>
<description>&amp;quot;... ce n'est pas raison que tu employes ton loisir en un subject si frivole et si vain&amp;quot;. Montaigne</description>
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<lastBuildDate>Sat, 24 Oct 2009 20:30:41 +0200</lastBuildDate>
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<copyright>All Rights Reserved</copyright>
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<title>Marion</title>
<link>http://mib.blogspirit.com/archive/2008/04/03/marion.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Extraits</category>
<pubDate>Sun, 13 Apr 2008 18:20:14 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Voici un beau texte écrit par Peter Handke, interprété par le personnage de Marion dans&lt;/i&gt; Les Ailes du désir &lt;i&gt;de Wim Wenders (1987). C'est une des dernières scènes du film. La ponctuation est totalement intuitive.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;[Damiel, l'ange devenu homme l'a retrouvée, il s'approche comme pour l'embrasser, elle pose sa main sur la poitrine de l'homme qu'elle l'aime pour le retenir]&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Il faut que ce soit sérieux un jour. J'étais souvent seule, je n'ai jamais vécu seule pourtant. Quand j'étais avec quelqu'un, j'étais souvent heureuse et en même temps je prenais tout pour des hasards. Ces gens étaient mes parents, mais d'autres auraient pu l'être [...]&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J'étais avec un homme, amoureuse de lui, et j'aurais pu, sans hésiter, le laisser là et poursuivre ma route avec cet inconnu que nous venions juste de croiser dans la rue.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Regarde moi, ou non. Donne-moi la main, ou non. Non, ne me donne pas la main et ne me regarde pas [...]&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je n'ai jamais joué la comédie à quelqu'un et malgré tout je n'ai jamais ouvert les yeux et pensé : &quot;Là, c'est sérieux. Ca devient sérieux enfin.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est comme ça que les années ont passé. Moi seule était si peu sérieuse. Le temps est-il si peu sérieux ? Je n'ai jamais été solitaire que je sois seule ou bien avec d'autres, mais j'aurais aimé être enfin solitaire, ça veut dire ça la solitude, je suis moi toute entière. Là, j'ai le droit de le dire car cette nuit je suis solitaire, enfin. Il faut en finir avec le hasard maintenant. Nouvelle lune de la décision. Je ne sais pas si ça peut exister le destin, ce qu'on appelle le destin mais je sais que la décision ça existe. Décide-toi. Maintenant, c'est nous le temps. Ce n'est pas que la ville, c'est la terre entière qui va s'associer à notre décision cette nuit. Toi et moi nous sommes plus que deux à partir d'aujourd'hui. Nous représentons quelque chose. Nous voici sur la grande place de l'humanité et sur cette place se presse la foule de ceux qui rêvent à la même chose que nous. Et pour cette foule, nous déterminons le jeu. Je suis prête moi. Alors, maintenant, c'est à toi. C'est toi qui a en mains le jeu. C'est tout ou rien.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tu as besoin de moi. Tu vas avoir besoin de moi. Il n'y a pas de plus grande histoire que celle que nous vivons, que celle de l'homme et de la femme. Ca va être une histoire de géants, invisible, transmissible. Ce sera une histoire de nouveaux ancêtres. Regarde mes yeux, ils sont l'image de la nécessité, la destinée de tous sur la place.&lt;/p&gt;
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<title>Mutsa ma rebelle</title>
<link>http://mib.blogspirit.com/archive/2007/11/05/mutsa-ma-rebelle.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Extraits</category>
<pubDate>Mon, 05 Nov 2007 17:28:01 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;En ce temps d'inquiétudes, j'aime à me rappeler ce poème de l'écrivain Abouboucar Saïd Salim que j'admire pour ses écrits :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Mutsa ma rebelle&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Est-ce bien toi Mutsa ?&lt;br /&gt; Ces cris de haine&lt;br /&gt; Ces roquettes qui guettent&lt;br /&gt; Ces drapeaux étranges&lt;br /&gt; Hissés au rebours de l'histoire ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Est-ce bien toi mon amour&lt;br /&gt; Qui par ton jasmin étouffé&lt;br /&gt; Par ton « chiromani » étranglé&lt;br /&gt; Par tes yeux assassinés&lt;br /&gt; Celui qui t'aimait et que tu aimais ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Est-ce bien toi Ranastam&lt;br /&gt; qui transformes la musique&lt;br /&gt; De ton nom, en une cacophonie&lt;br /&gt; fatale. Contre celui qui hier encore&lt;br /&gt; Te murmurait à l'oreille ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Le poète aura-t-il toujours raison&lt;br /&gt; Qui parlait déjà de “ton impossible amour”&lt;br /&gt; Avant même ce « Ntrimba » diabolique&lt;br /&gt; Où tu demandes en guise de « trembo »&lt;br /&gt; Le sang de tes frères ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Et toi Saturne ! cannibale lugubre&lt;br /&gt; Crois-tu que les cadavres de tes enfants&lt;br /&gt; Feront repousser l'or et l'argent&lt;br /&gt; Sur les champs stériles de la haine ?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Tu m'as déçu Mutsa, mais&lt;br /&gt; un soir on se retrouvera&lt;br /&gt; Au clair de lune comme jadis&lt;br /&gt; Et je te pardonnerai et tu me pardonneras&lt;br /&gt; Les comptes réglés, et la balance équilibrée&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Réponse d'un clown de banlieue</title>
<link>http://mib.blogspirit.com/archive/2006/09/06/reponse-d-un-clown-de-banlieue.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Extraits</category>
<pubDate>Wed, 06 Sep 2006 00:15:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Stomy Bugsy n'est plus un banlieusard depuis longtemps, mais il n'oublie pas d'où il vient. Sa réponse aux paroles et à l'attitude de celui qu'il considère comme son &quot;petit frère&quot; ne s'est pas fait attendre. A lire dans Libération du 5.9.06.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Extrait :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#3366FF&quot;&gt;&lt;strong&gt;&quot;Là Bruno (Beausir, le véritable nom de Doc Gynéco, ndlr), il descend très bas. Il aurait pu soutenir qui il voulait mais pas Sarkozy. C’est lui qui en France fait la misère aux immigrés, sépare des familles, pourchasse des écoliers… Bruno, il devrait être avec nous à Cachan au lieu de soutenir Sarkozy. Je sais qu’il a le goût de la provoc’ mais là… je ne comprends pas. Il doit y avoir des trucs financiers là-dessous, c’est pire que tout : il a vendu son âme au diable. »&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Sens dessus dessous</title>
<link>http://mib.blogspirit.com/archive/2006/06/19/sens-dessus-dessous.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Extraits</category>
<pubDate>Mon, 19 Jun 2006 22:25:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Aujourd'hui on a enterré Raymond Devos, un génie de la langue française qui avait fait la démonstration que le rire était primitif et que &quot;nos ancêtres les primitifs... ils ont tout inventé&quot;. C'est surtout&amp;nbsp;un des nombreux humouristes français&amp;nbsp;qui m'ont toujours fait rire.&amp;nbsp;Moi-même, je m'amuse quelque fois&amp;nbsp;à jouer devant un public le sketch intitulé &quot;Le fils d'Abraham ou l'appel du peuple&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici un de ceux que j'aime le plus :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;Actuellement,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;mon immeuble est sens dessus dessous.&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;Tous les locataires du dessous&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;voudraient habiter au-dessus !&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;&amp;nbsp;Tout cela parce que le locataire&amp;nbsp;&lt;br /&gt; qui est au-dessus&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;est allé raconter par en dessous&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;que l'air que l'on respirait à l’étage au-dessus&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;était meilleur que celui que l'on respirait à l’étage en dessous !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;Alors, le locataire qui est en dessous&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;a tendance à envier celui qui est au-dessus&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;et à mépriser celui qui est en dessous.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;Moi, je suis au-dessus de ça !&lt;br /&gt; Si je méprise celui qui est en dessous,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;ce n'est pas parce qu'il est en dessous,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;c&lt;/font&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;'est parce qu'il convoite l'appartement&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;qui est au-dessus, le mien !&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;Remarquez . . . moi, je lui céderais bien&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;mon appartement à celui du dessous&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;à condition d'obtenir celui du dessus !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;Mais je ne compte pas trop dessus.&lt;br /&gt; D'abord parce que je n'ai pas de sous !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;Ensuite, au-dessus de celui qui est au-dessus,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;il n'y a plus d'appartement !&amp;nbsp; Alors, le locataire du dessous&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;qui monterait au-dessus&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;obligerait celui du dessus&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;à redescendre en dessous.&lt;br /&gt; Or, je sais que celui du dessus n'y tient pas !&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;D'autant que, comme la femme du dessous&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;est tombée amoureuse de celui du dessus,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;celui du dessus n'a aucun intérêt à ce que le mari de la femme du dessous&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;monte au-dessus !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;Alors, là-dessus ...&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;quelqu'un est-il allé raconter à celui du dessous&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;qu'il avait vu sa femme bras dessus,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;bras dessous avec celui du dessus ?&lt;br /&gt; Toujours est-il que celui du dessous l'a su !&lt;br /&gt; Et un jour que le femme du dessous&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;était allée rejoindre celui du dessus,&lt;br /&gt; comme elle retirait ses dessous...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;et lui, ses dessus...&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;soi-disant parce qu'il avait trop chaud en dessous...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;Je l'ai su .. parce que d'en dessous,&amp;nbsp;&lt;br /&gt; on entend tout ce qui se passe au-dessus ...&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;Bref! Celui du dessous leur est tombé dessus !&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;Comme ils étaient tous les deux soûls,&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;ils se sont tapés dessus !&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;Finalement, c'est celui du dessous&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;qui a eu le dessus!&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin-top: 0px; margin-bottom: 0px&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000CC&quot;&gt;Raymond Devos, Matière à rire. L'intégrale, Olivier Orban, 1991&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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<title>La ballade des gens qui sont nés quelque part</title>
<link>http://mib.blogspirit.com/archive/2005/11/23/la-ballade-des-gens-qui-sont-nes-quelque-part.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Extraits</category>
<pubDate>Wed, 23 Nov 2005 20:55:00 +0100</pubDate>
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&lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; border-bottom-width: 0px; margin: 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://mib.blogspirit.com/images/medium_brassens6.3.jpg&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;G. Brassens par Ph. Fournier, album &quot;Les copains d'abord&quot;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;C'est vrai qu'ils sont plaisants tous ces petits villages&lt;br /&gt; Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités&lt;br /&gt; Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages&lt;br /&gt; Ils n'ont qu'un seul point faible et c'est d'être habités&lt;br /&gt; Et c'est d'être habités par des gens qui regardent&lt;br /&gt; Le reste avec mépris du haut de leurs remparts&lt;br /&gt; La race des chauvins, des porteurs de cocardes&lt;br /&gt; Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part&lt;br /&gt; Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Maudits soient ces enfants de leur mère patrie&lt;br /&gt; Empalés une fois pour toutes sur leur clocher&lt;br /&gt; Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie&lt;br /&gt; Vous font voir du pays natal jusqu'à loucher&lt;br /&gt; Qu'ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète&lt;br /&gt; Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar&lt;br /&gt; Ou même de Montcuq ils s'en flattent mazette&lt;br /&gt; Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part&lt;br /&gt; Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le sable dans lequel douillettes leurs autruches&lt;br /&gt; Enfouissent la tête on trouve pas plus fin&lt;br /&gt; Quand à l'air qu'ils emploient pour gonfler leurs baudruches&lt;br /&gt; Leurs bulles de savon c'est du souffle divin&lt;br /&gt; Et petit à petit les voilà qui se montent&lt;br /&gt; Le cou jusqu'à penser que le crottin fait par&lt;br /&gt; Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde&lt;br /&gt; Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part&lt;br /&gt; Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est pas un lieu commun celui de leur connaissance&lt;br /&gt; Ils plaignent de tout cœur les petits malchanceux&lt;br /&gt; Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence&lt;br /&gt; La présence d'esprit de voir le jour chez eux&lt;br /&gt; Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire&lt;br /&gt; Contre les étrangers tous plus ou moins barbares&lt;br /&gt; Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre&lt;br /&gt; Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part&lt;br /&gt; Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mon dieu qu'il ferait bon sur la terre des hommes&lt;br /&gt; Si on y rencontrait cette race incongrue&lt;br /&gt; Cette race importune et qui partout foisonne&lt;br /&gt; La race des gens du terroir des gens du cru&lt;br /&gt; Que la vie serait belle en toutes circonstances&lt;br /&gt; Si vous n'aviez tiré du néant tous ces jobards&lt;br /&gt; Preuve peut-être bien de votre inexistence&lt;br /&gt; Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part&lt;br /&gt; Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;Georges Brassens&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Au lecteur</title>
<link>http://mib.blogspirit.com/archive/2005/10/28/au-lecteur.html</link>
<author>noreply@blogspirit.com ()</author>
<category>Extraits</category>
<pubDate>Fri, 28 Oct 2005 17:50:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&lt;img style=&quot;border-top-width: 0px; border-left-width: 0px; float: left; border-bottom-width: 0px; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-right-width: 0px&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://mib.blogspirit.com/images/medium_montaigne2.2.jpg&quot; /&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;'est icy un livre de bonne foy, lecteur. Il t'advertit dés l'entrée, que je ne m'y suis proposé aucune fin, que domestique et privée : je n'y ay eu nulle consideration de ton service, ny de ma gloire : mes forces ne sont pas capables d'un tel dessein. Je l'ay voué à la commodité particuliere de mes parens et amis : à ce que m'ayant perdu (ce qu'ils ont à faire bien tost) ils y puissent retrouver aucuns traits de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entiere et plus vifve, la connoissance qu'ils ont eu de moy. Si c'eust esté pour rechercher la faveur du monde, je me fusse mieux paré et me présanterois en une marche estudiée. Je veus qu'on m'y voie en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans contention et artifice : car c'est moy que je peins. Mes defauts s'y liront au vif, et ma forme naïfve, autant que la reverence publique me l'a permis. Que si j'eusse esté parmy ces nations qu'on dict vivre encore sous la douce liberté des premieres loix de nature, je t'asseure que je m'y fusse tres-volontiers peint tout entier, et tout nud. Ainsi, Lecteur, je suis moy-mesme la matiere de mon livre : ce n'est pas raison que tu employes ton loisir en un subject si frivole et si vain. A Dieu donq, de Montaigne, ce premier de Mars mille cinq cens quatre vingts.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;Montaigne, Les Essais, Livre I, éd. de Pierre Villey, Quadrige, PUF, 1992.&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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