<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>MiB*[Extras et Caetera]</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://mib.blogspirit.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mib.blogspirit.com/" /> <subtitle>&amp;quot;... ce n'est pas raison que tu employes ton loisir en un subject si frivole et si vain&amp;quot;. Montaigne</subtitle> <updated>2008-07-04T00:44:37+02:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.blogspirit.com/" version="5.0">blogSpirit.com</generator> <id>http://mib.blogspirit.com/</id>  <entry> <author> <name>MiB</name> <uri>http://mib.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>&quot;Vous savez maintenant ce qu'aucun ange ne sait&quot;</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mib.blogspirit.com/archive/2008/04/22/vous-savez-maintenant-ce-qu-aucun-ange-ne-sait.html" />  <id>tag:mib.blogspirit.com,2008-04-22:1535993</id> <updated>2008-04-23T16:18:37+02:00</updated> <published>2008-04-22T21:30:00+02:00</published>   <category term="Extraas" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Wenders" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Dommartin" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Damiel" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="cinema" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>    A mon Ange. Je sens toujours ton souffle  dans mes cheveux.      &amp;nbsp;...</summary> <content type="html" xml:base="http://mib.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;right&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#0000FF&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;A mon Ange. Je sens toujours ton souffle &lt;img name=&quot;media-178105&quot; src=&quot;http://mib.blogspirit.com/media/00/02/184012eef64d67441fe4896dd5576b40.jpg&quot; alt=&quot;3ec87e0b1aa4d7fc5ee1a38146ddd553.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Ailes désir&quot; id=&quot;media-178105&quot; /&gt;dans mes cheveux.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;En janvier de l’année dernière disparaissait Solveig Dommartin, actrice et réalisatrice française, emportée par une crise cardiaque à l’âge de 46 ans, presque dans une indifférence générale. Pourtant elle fut pour bien des gens de ma génération le symbole de la poésie, du rêve et il faut bien l’avouer d’un certain idéalisme, artistique, cela s’entend.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Solveig Domartin est l’héroïne d’un des films qui a marqué les gens de mon âge, &lt;i&gt;Les Ailes du Désir&lt;/i&gt; du réalisateur allemand Wim Wenders. Combien de fois ai-je vu ce film&amp;nbsp;? Je dirais&amp;nbsp;: autant de fois que j’avais de bonnes amies et, comme je les aimais «&amp;nbsp;intellos&amp;nbsp;», libres et passionnées je l'ai&amp;nbsp;souvent vu&amp;nbsp;et j’en ai souvent parlé dans les cafés autour de la fac, comme un remède laissé pour plus tard. Un remède à Mme de Lafayette et à ses condisciples.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je l’ai vu quelquefois aussi&amp;nbsp;avec des amis qui auraient préféré aller regarder le &lt;i&gt;Grand-Bleu&lt;/i&gt; («&amp;nbsp;le film d’une génération&amp;nbsp;» disait-on à l’époque) et s’extasier devant l’héroïsme beat de l’exploit pour l’exploit, ce qu’on peut appeler «&amp;nbsp;l’héroïsme du saut à l’élastique&amp;nbsp;». Au bout de quelques minutes,&amp;nbsp;ils s’endormaient et je ne les réveillais que lorsque la couleur revenait à l’écran. Et quand le noir réapparaissait et qu’ils me demandaient&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;c’était quoi l’histoire?&amp;nbsp;», je répondais&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Quelle histoire&amp;nbsp;? Il n’y avait pas d’histoire&amp;nbsp;».&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Des&amp;nbsp;anges qui se promènent dans la ville de Berlin coupée en deux par l’Histoire et la politique, qui se faufilent et observent les hommes, passent entre les pages et les esprits, partagent les petits bonheurs et compatissent aux malheurs sans pouvoir les ressentir ou en prendre un peu pour eux.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Parmi ces anges, Damiel, qui se plait à décrire les petites choses, les petits plaisirs qui caractérisent les humains et qui est attiré par la condition humaine.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Dans ce film, Solveig Dommartin, qui est alors la compagne du réalisateur, est une belle femme (Marion), trapéziste, qui a «&amp;nbsp;un gros chagrin&amp;nbsp;» et attend depuis longtemps l’amour. Dès la première réplique, elle apparaît comme trop humaine. Alors que son entraîneur lui demande de «&amp;nbsp;penser qu’elle est un ange&amp;nbsp;» pour bien s’envoler, elle rate l’exercice et s’écrie : «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Putain de bordel de merde !”&lt;/i&gt;. Elle est trapéziste, et des «&amp;nbsp;ailes de poulet&amp;nbsp;» sur le dos vole dans le chapiteau d’un cirque qui va bientôt fermer (il n’y a plus de rêveurs) et la laisser à Berlin. Elle aspire ainsi à devenir un ange.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Ces deux êtres devaient s’attirer et c’est l’ange Damiel qui, à force d’admirer la trapéziste, en tombe amoureux. Pour elle, il décide de devenir un être humain, un être qui par définition est fragile et ressent la douleur. La magie de l’amour fait qu’il tombe sur terre, perd aussitôt sa carapace et entreprend de trouver la belle Marion. Comme elle l'attendait depuis si longtemps, elle n'est pas très surprise de le trouver enfin. Elle lui dit ce qu'a été ces années d'attente. Et ils peuvent enfin s'aimer.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Dans ma vie, il me semble que j’ai toujours cherché et rencontré ces anges qui ont voulu connaître la condition humaine. Regardez bien autour de vous, il y a les guerres et la misère, les pauvres et les riches, les puissants et les faibles, mais il y aussi des êtres qui s’intéressent aux détails, aux petites choses, aux morceaux de vies, des êtres qui parfois prennent des airs de tristesse mais qui préfèrent veiller sur d'autres car ils s'imaginent qu'ils ont plus de souffrances qu'eux-mêmes.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: 'Times New Roman'&quot;&gt;Rappelez-vous. Cet être qui un jour de mélancolie et de tristesse a posé sur votre épaule une main affectueuse et vous a murmuré à l’oreille&amp;nbsp;: &quot;je serai toujours là pour toi, tant que tu le voudras et quelles que soient les circonstances.&quot; C’était bien un ange. Sachez-le.&lt;/span&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>MiB</name> <uri>http://mib.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Marion</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mib.blogspirit.com/archive/2008/04/03/marion.html" />  <id>tag:mib.blogspirit.com,2008-04-03:1521432</id> <updated>2008-04-13T18:20:14+02:00</updated> <published>2008-04-13T18:20:14+02:00</published>   <category term="Extraits" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Wim" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Wenders" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Solveigh" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Dommartin" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Ganz" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Handke" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>  Voici un beau texte écrit par Peter Handke, interprété par le personnage de...</summary> <content type="html" xml:base="http://mib.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;i&gt;Voici un beau texte écrit par Peter Handke, interprété par le personnage de Marion dans&lt;/i&gt; Les Ailes du désir &lt;i&gt;de Wim Wenders (1987). C'est une des dernières scènes du film. La ponctuation est totalement intuitive.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;[Damiel, l'ange devenu homme l'a retrouvée, il s'approche comme pour l'embrasser, elle pose sa main sur la poitrine de l'homme qu'elle l'aime pour le retenir]&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Il faut que ce soit sérieux un jour. J'étais souvent seule, je n'ai jamais vécu seule pourtant. Quand j'étais avec quelqu'un, j'étais souvent heureuse et en même temps je prenais tout pour des hasards. Ces gens étaient mes parents, mais d'autres auraient pu l'être [...]&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J'étais avec un homme, amoureuse de lui, et j'aurais pu, sans hésiter, le laisser là et poursuivre ma route avec cet inconnu que nous venions juste de croiser dans la rue.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Regarde moi, ou non. Donne-moi la main, ou non. Non, ne me donne pas la main et ne me regarde pas [...]&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je n'ai jamais joué la comédie à quelqu'un et malgré tout je n'ai jamais ouvert les yeux et pensé : &quot;Là, c'est sérieux. Ca devient sérieux enfin.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est comme ça que les années ont passé. Moi seule était si peu sérieuse. Le temps est-il si peu sérieux ? Je n'ai jamais été solitaire que je sois seule ou bien avec d'autres, mais j'aurais aimé être enfin solitaire, ça veut dire ça la solitude, je suis moi toute entière. Là, j'ai le droit de le dire car cette nuit je suis solitaire, enfin. Il faut en finir avec le hasard maintenant. Nouvelle lune de la décision. Je ne sais pas si ça peut exister le destin, ce qu'on appelle le destin mais je sais que la décision ça existe. Décide-toi. Maintenant, c'est nous le temps. Ce n'est pas que la ville, c'est la terre entière qui va s'associer à notre décision cette nuit. Toi et moi nous sommes plus que deux à partir d'aujourd'hui. Nous représentons quelque chose. Nous voici sur la grande place de l'humanité et sur cette place se presse la foule de ceux qui rêvent à la même chose que nous. Et pour cette foule, nous déterminons le jeu. Je suis prête moi. Alors, maintenant, c'est à toi. C'est toi qui a en mains le jeu. C'est tout ou rien.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Tu as besoin de moi. Tu vas avoir besoin de moi. Il n'y a pas de plus grande histoire que celle que nous vivons, que celle de l'homme et de la femme. Ca va être une histoire de géants, invisible, transmissible. Ce sera une histoire de nouveaux ancêtres. Regarde mes yeux, ils sont l'image de la nécessité, la destinée de tous sur la place.&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>MiB</name> <uri>http://mib.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Les cris de Halidi Allaoui</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mib.blogspirit.com/archive/2008/02/13/halidi.html" />  <id>tag:mib.blogspirit.com,2008-02-13:1485186</id> <updated>2008-03-17T18:41:49+01:00</updated> <published>2008-03-17T18:30:00+01:00</published>   <category term="Extraas" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Halidi" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Allaoui" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="KomEdit" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="poèmes" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>  Il est définitivement établi que dans le monde d'aujourd'hui on ne peut...</summary> <content type="html" xml:base="http://mib.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mib.blogspirit.com/media/01/01/e8b9898d47b0c1d81d7898126d9d945f.jpg&quot; id=&quot;media-155991&quot; title=&quot;Halidi, Allaoui, poème, KomEdit&quot; alt=&quot;d3ee2df11f6ba873e80d7b882f979743.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-155991&quot; /&gt;Il est définitivement établi que dans le monde d'aujourd'hui on ne peut être uniquement poète. Halidi Allaoui est à la fois poète et juriste. Il vient d'accomplir un pas difficile à accomplir : sortir ses poèmes et les confier à un éditeur.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Les lecteurs les plus assidus de feu &lt;i&gt;Masiwa&lt;/i&gt; avaient découvert la plume de ce jeune comorien natif de la ville d'Ouani (Anjouan) il y a quelques années, entre coups de gueule et poésie. On attendait que les promesses soient tenues et Halidi Allaoui est enfin devenu poète.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;De plus, il a la chance d'avoir pour parrain son ancien professeur de français, l'un des meilleurs écrivains (et poètes) des Comores : Aboubacar Saïd Salim.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce fut donc une surprise pour moi que cet ami fidèle se révèle comme un véritable poète et assume cette fonction en publiant &lt;i&gt;Cris d'ici et d'ailleurs&lt;/i&gt; (KomEdit, 2008). Je me suis donc empressé d'ouvrir le recueil.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est un autre Halidi qui se révèle. Ce garçon qui affiche un sourire permanent et en toute occasion se révèle mélancolique (titre du premier poème) et nostalgique. Il vit en France et il aime la France, mais son coeur et sa tête sont ailleurs. Alors entre Rouen, Bordeaux, la Bretagne et la Corse il ne cesse de penser à sa mère et à sa mère-patrie tous deux confondus dans un même amour.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le recueil de Halidi est donc en quelque sorte la juxtaposition de moments de vie ici et ailleurs, comme si l'auteur cherchait à reconstituer le puzzle de sa vie.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J'aime la poésie de Halidi Allaoui car elle est simple, il ne croit pas qu'il suffise de faire rimer les vers pour faire de la poésie et il ne pense pas que la poésie c'est forcément des mots obscurs et des phrases-mystères.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Halidi Allaoui, Cris d'ici et d'ailleurs, KomEdit, 2008, 72 p., &lt;b&gt;7€&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>MiB</name> <uri>http://mib.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>La fin des palabres</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mib.blogspirit.com/archive/2008/03/01/la-fin-des-palabres.html" />  <id>tag:mib.blogspirit.com,2008-03-01:1498008</id> <updated>2008-03-04T11:35:37+01:00</updated> <published>2008-03-04T03:15:00+01:00</published>   <category term="Extrapols" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Comores" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Anjouan" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Sambi" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Bacar" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="séparatisme" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="tortures" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> &amp;nbsp;   Le Président de la République a indiqué que l’Armée nationale était...</summary> <content type="html" xml:base="http://mib.blogspirit.com/"> &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Le Président de la République a indiqué que l’Armée nationale était sur le point de rétablir la normalité républicaine dans l'île d'Anjouan.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Avant cela, et comme il se doit dans toute démocratie, les partis politiques de l’opposition avaient proposé un chemin vers la pacification du pays, le fameux «&amp;nbsp;plan B&amp;nbsp;». Ce plan était sans doute guidé par l’exaspération, par l’inaction depuis des mois et par l’impression que beaucoup d’entre nous ont eu d’un laisser-faire ou d’une intention de l’exécutif de laisser des pays amis ou même l’Union africaine régler à leur convenance un problème interne. Ce plan, contrairement à ce qui a été écrit ici et là, n’était pas dénué de sens. Il prenait en compte le fait que par sa passivité l’exécutif de l’Union signifiait qu’il n’était pas en mesure, que notre armée nationale n’était pas capable de rétablir la loi à Anjouan. Et certains d'entre nous pensaient que si le Président Sambi estimait que le risque d’un troisième échec de l'Armée nationale se présentait, il ne pouvait mieux faire que d’admettre la troisième humiliation de l’Etat comorien, de prendre sur lui et de mettre en pratique un plan qui, certes, nous renvoyait encore une fois vers les conférences nationales et internationales, vers les gouvernements d'unité ou de réconciliation nationale, et sans doute vers un nouveau référendum constitutionnel réaffirmant les positions des séparatistes de tous bords, de nouvelles élections nationales et régionales, en attendant le nouvel épisode qui nous ramenerait à la case &quot;départ&quot;.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Or, il semble que depuis quelques semaines, le président de la République et le gouvernement de l’Union ont pris enfin conscience des tergiversations de l’Union africaine et des actions officieuses et nuisibles à l’unité du pays menées par certaines personnalités étrangères. Le président Sambi vient d’affirmer que l’Etat a l’intention de jouer son rôle à Anjouan, et le chef de l’Etat major, le lieutenant-colonel Salim Mohamed Amir, vient de confirmer que les soldats de l’Armée nationale sont prêts à faire leur métier et s'il le faut à donner leurs vies pour la nation comorienne.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Nous pouvons comprendre nos aînés et frères qui hésitent en se disant qu’en réalité l’armée n’est pas prête et qu’il risque d’y avoir des pertes qui pourraient venir à bout de l’Etat comorien. C’est tout à leur honneur d’oser aller à contre-courant de l’opinion la plus répandue dans l’archipel. Il ne s’agit donc pas ici de jeter la pierre à ceux qui se soucient véritablement du sort de la nation comorienne. Nous voulons juste leur dire que l’attentisme dont fait preuve l’Etat comorien depuis le traumatisme de septembre 1997 est en train de nous tuer à petit feu. Le gouvernement actuel peut faire comme le précédent&amp;nbsp;: accorder tous les avantages aux séparatistes, vendre la souveraineté nationale, continuer à croire que le dialogue de sourds fait avancer les choses et ses membres pourraient eux aussi s’occuper de leurs petites affaires pendant les deux ans qu’il leur reste. Le plus difficile est de vouloir régler ce problème une bonne fois pour toutes à l’avantage de l’Etat et des citoyens comoriens.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Au-delà des réflexions nécessaires et des propositions des simples citoyens, il convient de s’interroger sur les intentions et les postures actuelles des hommes politiques qui ont apporté directement ou indirectement leur soutien au rebelle Mohamed Bacar et qui, maintenant, la main sur le cœur voudraient nous faire croire qu’ils se soucient des pertes de vies humaines.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Certes le gouvernement de Mohamed Abdallah Sambi a deçu plus d’un et sur plusieurs aspects, notamment la justice, qui ne respecte toujours pas les procédures en vigueur et entache, au moins, d'irrégularités les décisions prises.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Mais que faire&amp;nbsp;? Nous avons en face de nous un homme qui se prévaut de la force pour soumettre une partie du territoire comorien, qui à deux reprises se moque de la volonté politique de nos concitoyens anjouanais, qui refuse le verdict de la Cour constitutionnelle, qui fait d’Anjouan une zone de non-droit, qui n’hésite pas à tirer et à tuer des soldats de l’Armée nationale, qui n’hésite pas à tirer sur une foule réunie à l’aéroport de Wani pour accueillir le Président de la République, qui interdit au Président de la République et à tout membre du gouvernement de mettre leur pied sur une portion du territoire comorien, qui enlève des citoyens dans la nuit et les fait torturer, qui refuse tout dialogue dans lequel il ne pourrait pas imposer ses conditions. L'Etat peut-il se soumettre au verdict de cet homme sans en créer d'autres comme lui dans l'avenir. Quel autre Etat au monde accepterait de discuter avec un tel homme&amp;nbsp;? D’autant qu’il dit clairement qu’il n’est pas question de discuter de nouvelles élections mais seulement d’une modification de la Constitution pour que les relations entre l’Etat et les Chefs des Exécutifs soient meilleures.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Quel citoyen soucieux du sort de ses compatriotes n'entend pas ces râles qui nous viennent des interstices des containers du port de Mutsamudu et des géôles plus ou moins dissimulés à l'intérieur de l'île d'Anjouan ? Qui peut avoir peur des conséquences d'une prise en main de l'île par l'armée nationale quand il voit les conséquences de notre silence qui nous reviennent avec le lot des chairs lacérés, des membres cassés, des peaux brûlés et des photos des premiers cadavres qu'on enterre rapidement dans la honte ? Si certains feignent de ne pas le savoir, autant qu'on commence à le leur dire pour ne pas qu'ils disent qu'ils ne savaient pas demain : la torture a repris son cours à Anjouan, après quelques années d'interruption. Les bourreaux d'hier, absous par la paix &quot;des frères d'armes&quot; (colonels Azali et Abeid) ont repris leurs macabres oeuvres en attendant d'autres discussions sous l'égide de la communauté internationale et du pays des droits de l'homme qui leur pardonneront.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Le monopole de la violence appartient à l’Etat. Cela signifie que seul le garant des lois et des libertés dans un pays peut en user avec pour objectif unique de défendre et rétablir celles-ci là où c’est nécessaire. La violence séparatiste dure depuis maintenant plus de dix ans et toutes les voies de la négociation ont été épuisées. Les chefs séparatistes ont continué à humilier l’Etat comorien, à emprisonner des citoyens comoriens, à les torturer dans des prisons informelles.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;A l'approche de la journée internationale de la femme, chacun doit se rappeler le lourd tribut payer par les femmes anjouanaises depuis le développement du mouvement séparatiste. Une mer de silence. Il y a quelques années une femme, parvenue à Moroni, a osé dire qu’elle a été victime de viol. A tout cela quelle a été la réponse du gouvernement de l'Union (dirigé alors par le colonel Azali et son Premier Ministre Ahamada Madi Boléro) ? Quelle a été la réponse du Conseiller spécial du colonel Azali, Mohamed Abdouloihabi&amp;nbsp;? Le silence. Cette femme violée (elle a été la seule à le dire clairement) a été obligée de quitter son pays, espérant qu’elle obtiendrait un soutien ailleurs. Ni enquête ni jugement n'ont été entrepris. Il ne fallait pas fâcher &quot;le frère d'arme&quot;. Et en plus, en guise de remerciement, les putschistes lui ont fait parvenir des malettes d'argent. A-t-on alors entendu le Premier Ministre ou le Conseiller Spécial du Président Azali ? Est-ce que la morale de ces personnalités veut qu’on se taise tant que ce sont des Anjouanais qui torturent d’autres Anjouanais&amp;nbsp;? Est-ce qu’Anjouan est encore un territoire comorien ? Est-ce que les Anjouanais sont encore des citoyens comoriens ? Combien de temps, encore, allons-nous laisser cette gangrène séparatiste tuer à petit feu l’Etat comorien&amp;nbsp;? Quelle est l’autre alternative après plus de dix ans de séparatisme&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Certains de nos frères qui désaprouvent cette intervention de l'armée à Anjouan nous demandent pourquoi le gouvernement n'est jamais intervenu à Mayotte alors que l'île a fait secession depuis plus de 30 ans ? C'est vraiment manquer de sérieux que de comparer la situation à Anjouan à celle de Mayotte, où l'Etat comorien ne s'est jamais établi depuis l'indépendance malgré les résolutions de l'ONU. Mayotte est sous administration françaises et, par la force des choses, c'est l'Etat français qui est responsable des exactions qui y sont commises. Par contre, l'Etat comorien a effectivement pris possession des trois autres îles depuis 1975, et il est politiquement et moralement responsable de ce qui s'y passe.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;On pourrait continuer dans le vacarme des débats sans fin, mais il y a urgence, car des gens subissent des tortures chaque jour. Il faut donc que cesse les palabres pour qu'on entende enfin les râles des agonisants dans les centres de torture de Mohamed Bacar.&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>MiB</name> <uri>http://mib.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Une chronologie de l'histoire des Comores</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mib.blogspirit.com/archive/2008/01/04/une-chronologie-de-l-histoire-des-comores.html" />  <id>tag:mib.blogspirit.com,2008-01-04:1456257</id> <updated>2008-01-04T18:35:04+01:00</updated> <published>2008-01-04T18:35:04+01:00</published>   <category term="Comore" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Anjouan" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Mayotte" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Moheli" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Ouledi" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Ibrahime" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="chronologie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>  Au mois de décembre est sorti un livre qui tente d'établir une chronologie...</summary> <content type="html" xml:base="http://mib.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mib.blogspirit.com/media/01/00/7dec578cb4f37cb27ff22207f64437a9.jpg&quot; id=&quot;media-111850&quot; title=&quot;Ouledi, Ibrahime, Comores, livres&quot; alt=&quot;8ca1bcb6847cadba24101260ff377d70.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-111850&quot; /&gt;Au mois de décembre est sorti un livre qui tente d'établir une chronologie des événements historiques dans l'archipel des Comores (Grande-Comore, Anjouan, Mayotte, Mohéli).&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il présente encore des défauts, notamment en ce qui concerne l'uniformisation de l'écriture de certains noms propres ou même sur quelques événements, mais reste un usuel utile pour toute personne qui s'intéresse à l'histoire des Comores.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ce livre est naît de la collaboration entre Ouledi Ahmed, docteur en biologie, enseignant à l'Université des Comores, qui s'est révélé ces derniers temps comme un grand passionné de l'histoire comorienne et Mahmoud Ibrahime, docteur en Histoire.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Voici ce qu'on peut lire en quatrième de couverture : &quot;Cet ouvrage est la première tentative d'établissement d'une chronologie des événements qui se sont déroulés dans l'archipel des Comores depuis les origines jusqu'à nos jours. Cette&amp;nbsp; chronologie fait revivre les instants oubliés du passé et restitue, dans la mesure du possible, leur enchaînement. Elle présente, d'une manière linéaire, les faits historiques dans tous les domaines (politique, culture, société, économie et religion).&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le livre est aussi le reflet de l'état actuel de la recherche aux Comores : ce sont les XIXe et XXe siècles qui dominent alors que peu de pages sont consacrées aux siècles précédents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;b&gt;Ahmed Ouledi &amp;amp; Mahmoud Ibrahime, &lt;i&gt;Les Comores au jour le jour. Chronologie&lt;/i&gt;, KomEdit, déc. 2007, 124p.&lt;/b&gt;&lt;/font&gt; &amp;nbsp;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>MiB</name> <uri>http://mib.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>La Grande-Comore en 1898</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mib.blogspirit.com/archive/2007/12/13/la-grande-comore-en-1898.html" />  <id>tag:mib.blogspirit.com,2007-12-13:1442883</id> <updated>2007-12-17T21:22:09+01:00</updated> <published>2007-12-17T21:20:00+01:00</published>   <category term="Extraas" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Sophie Blanchy" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Pobéquin" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Grande-Comore" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Ngazidja" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="KomEdit" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>  Quelle bonne idée que celle qu'a eue l'anthropologue Sophie Blanchy de...</summary> <content type="html" xml:base="http://mib.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mib.blogspirit.com/media/01/02/071eb18ccb818156d5ba359d7e080945.jpg&quot; id=&quot;media-102123&quot; alt=&quot;eb5e9998f1860182b0dfcabe4971a206.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-102123&quot; /&gt;Quelle bonne idée que celle qu'a eue l'anthropologue Sophie Blanchy de publier ces belles photos du fonds Pobéquin. Elle nous offres des images saisissantes de la Grande-Comore à la fin du XIXe siècle. Au total, c'est un livre de soixante-deux&amp;nbsp;photos (le fonds en comporte cent-soixante-et-onze), dont quarante deux concernent la ville de Moroni. C'est autant de cartes postales de la capitale avant qu'elle ne soit la capitale. Une modeste ville. En regardant ces photos, on se plait à reconstituer les paysages d'auourd'hui. Et la première surprise c'est l'absence de ce symbole du Moroni d'aujourd'hui la mosquée blanche. Elle est là,mais on ne la voit pas car elle était autre, beaucoup moins imposante.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Certains, même les plus jeunes, retrouveront ce puits où les femmes vont chercher l'eau place Badjanani, puits longuement évoqué par les grands-mères du centre de la ville, et même au-delà.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Lorsque Kalaweni n'était pas encore Kalaweni, c'était une sorte de plage, à quelques mètres des maisons de Badjanani et Mtsangani. Quand je pense qu'enfant, j'y plongeais des heures et des heures. Aujourd'hui rares sont les enfants qui s'y baignent, et en 1898, il devait être dangereux d'y faire des plongeons à cause des nombreux rochers. Pourtant, entre les rochers, les boutres sont là, prêts à partir affronter la mer.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mais les photos montrent les transformations de l'île et des hommes. Les murailles sensées protéger nos ancêtres des pirates tombent peu à peu et la mer s'ouvre aux Comoriens qui partent vers les autres îles de l'archipel, et plus loin Zanzibar, Madagascar... Les autres peuvent aussi y venir, en paix, pour commercer ou conquérir.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il y a très peu de photos des autres villes de Ngazidja, mais quelques-unes ont été prises à Mitsamihuli, Itsandra-Mdjini et Foumbouni.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Encore dans la capitale, Pobéquin a photographié les gens, aristocrates, hommes-libres et servants. Les amateurs d'histoire, passionnés par l'histoire politique de l'archipel pourront enfin mettre un visage sur le nom de Sharif Abdallah, ancêtre de quasiment tous les hommes politiques de Moroni.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Nous ne remercierons jamais assez Sophie Blanchy pour cette heureuse initiative, d'autant qu'elle a permis la numérisation de tout le fonds et que tous les Comoriens peuvent y avoir accès.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Un livre a commander chez l'éditeur &lt;a href=&quot;http://www.komedit.net&quot; title=&quot;Komedit, maison d'édition&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;KomEdit&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;La Grande-Comore en 1898&lt;/i&gt;, Photos d'henri Pobéquin, textes de Sophie Blanchy, KomEdit, 2007, 101p.&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>MiB</name> <uri>http://mib.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Salim Abderemane n'est plus</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mib.blogspirit.com/archive/2007/12/16/salim-abderemane-n-est-plus.html" />  <id>tag:mib.blogspirit.com,2007-12-16:1444450</id> <updated>2007-12-16T10:35:17+01:00</updated> <published>2007-12-16T10:30:00+01:00</published>   <category term="Extratemporels" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Salim Abderemane" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="MasiwaMane" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>  Salim Abderemane est décédé jeudi 13 décembre 2007. Il était connu des...</summary> <content type="html" xml:base="http://mib.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://mib.blogspirit.com/media/01/02/005c5498edeacdc6c4c001aebdac1d32.jpg&quot; id=&quot;media-101933&quot; alt=&quot;a15d2405df6dc0c4a1a362f7adcc53ec.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-101933&quot; /&gt;Salim Abderemane est décédé jeudi 13 décembre 2007. Il était connu des milieux de la société civile car il était dans tous les combats pour l'unité et l'intégrité des Comores. Je l'ai connu à partir de la fin des années 1990 dans les actions que menaient l'association Fraternité anjouanaise (qui devait devenir Fraternité comorienne) contre les soutiens français et comoriens des séparatistes anjouanais. Nous avons tous les deux été membres fondateurs du Collectif-Comores MasiwaMane.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Auparavant, il avait milité au sein de l'Association des stagiaires et Etudiants Comoriens (ASEC) et du Front Démocratique. C'est dire que dans les réunions il ne&amp;nbsp; lâchait rien quand il s'agissait de défendre ses positions. Mais à la fin de chaque réunion, son sourire était une porte ouverte annonçant les prochaines &quot;nécessaires&quot; discussions et actions.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La dernière image que j'ai de lui, c'est celui d'un grand homme sur un vélo qui s'éloigne dans les rues de Paris.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il faisait partie de ces aînés qui prennent au sérieux les plus jeunes, qui transmettent leur expérience pour que chacun puisse s'intégrer dans le combat pour l'unité du pays. Et les associations de la société civile viennent de perdre un homme de grande valeur, comme le prouvent les réactions enregistrées dans les différents lieux de discussion.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Veuillez trouver ci-dessous le communiqué publié par le Collectif Comores-MasiwaMane.&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Nous venons d’apprendre avec une grande émotion le décès, survenu jeudi 13 décembre, de notre compatriote et frère, Salim Abdérémane. Que peuvent les mots pour dire notre peine ?&lt;/span&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Salim était un militant inlassable&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; du combat pour l’unité et l’intégrité territoriale de notre pays, les Comores. Il a passé une grande partie de sa vie au service de cette cause. Que ce soit au sein de l’Association des étudiants et stagiaires Comoriens (ASEC), du Front Démocratique (FD), du Groupe de Réflexion sur l'Intégrité du Territoire de l'Archipel des Comores (GRITAC), du Collectif Comores MasiwaMane (CCMM) ou du Collectif des Associations et Amis des Comores (CAAC), son objectif était unique&amp;nbsp;: défendre l’unité et l’intégrité des Comores.&lt;/span&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;C'est pourquoi, il avait résolument rejoint le camp des antiséparatistes dès 1997 pour dénoncer ceux qui avaient pris en otage son île natale et semé la zizanie dans la famille comorienne.&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Sa mémoire et les moments passés avec lui continueront à animer notre combat.&amp;nbsp; C'est&amp;nbsp; le&amp;nbsp; meilleur&amp;nbsp; moyen&amp;nbsp; de&amp;nbsp; lui&amp;nbsp; rendre&amp;nbsp; hommage.&lt;/span&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Les membres du Collectif Comores-MasiwaMane se joignent aux nombreux militants de la cause nationale pour exprimer à sa femme et à ses enfants leurs condoléances.&lt;/span&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Bureau du Collectif Comores-MasiwaMane&lt;/span&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Paris le 14 décembre 2007&lt;/span&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>MiB</name> <uri>http://mib.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Quand Boléro insulte le Président de la République</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mib.blogspirit.com/archive/2007/12/12/quand-bolero-insulte-le-president-de-la-republique.html" />  <id>tag:mib.blogspirit.com,2007-12-12:1442230</id> <updated>2007-12-12T23:55:27+01:00</updated> <published>2007-12-12T20:00:00+01:00</published>   <category term="Extrapols" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Boléro" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Hamada Madi" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Comores" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Sambi" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Azali" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>    M. Hamada Madi Boléro, ancien ministre du gouvernement putschiste du...</summary> <content type="html" xml:base="http://mib.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-100249&quot; src=&quot;http://mib.blogspirit.com/media/01/00/e6d595ffdb475509c1328fa97d8e07cd.gif&quot; alt=&quot;4c749c0d1e6aa3db1cd12ef72fe60f21.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Hamada Madi Boléro&quot; id=&quot;media-100249&quot; /&gt;M. Hamada Madi Boléro, ancien ministre du gouvernement putschiste du colonel Azali, président par intérim qui organisé les premières élections présidentielles de l’Union des Comores ayant abouti à un résultat de 100 % des votants pour le colonel Azali (après la découverte de nombeuses fraudes au premier tour)&amp;nbsp;a adressé trois lettres au Président Sambi, élu d’une manière démocratique selon tous les observateurs nationaux et internationaux. Il écrivait dans ce blog il y a quelques jours&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;span style=&quot;color: black&quot;&gt;à Mohéli, on n'insulte pas les gens comme ça&amp;nbsp;». Certes, mais il peut y avoir UNE exception. Voici un florilège des insultes de Boléro envers le Président de la République comorienne dans les deux dernières lettres.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Dans la deuxième lettre (datée du 23 octobre 2007) on peut lire&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;-&lt;/font&gt;&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;[s'adressant au Président Sambi]&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;«&amp;nbsp;j’avoue que je vous ai répondu «&amp;nbsp;oui&amp;nbsp;» mais je n’avais rien compris sauf qu’effectivement vous divaguiez.&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Selon le Robert, &quot;divaguer&quot;&amp;nbsp;: déraisonner, délirer, et même débloquer.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Boléro voulait-il dire que le Président est un fou&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;-&lt;/font&gt;&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;«&amp;nbsp;En politique il n’est jamais trop tard même si vous avez trahi tout le monde, à commencer par ceux qui furent vos amis, ceux qui vous ont soutenus et crus et les promesses utopiques, il est vrai, que vous avez faites.&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Selon le Robert, trahir&amp;nbsp;: vendre un ami (comme Judas a vendu Jesus), abandonner son camp en passant à l’ennemi, tromper…&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Boléro veut-il dire que le Président est un «&amp;nbsp;traître&amp;nbsp;»&amp;nbsp;? On voudrait un peu plus d’arguments, d’autant que lui-même a été affublé du même terme en son temps.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;-&lt;/font&gt;&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;«&amp;nbsp;Commencer déjà par libérer le seul prisonnier politique que vous avez dans vos prisons. Vous n’avez pas le droit de lui infliger toute votre haine ainsi que celle de certains de vos très proches collaborateurs.&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Selon le Robert, haine&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&amp;nbsp;sentiment violent qui pousse à vouloir du mal à quelqu’un et à se réjouir du mal qui lui arrive&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Qu’est-ce qui amène Boléro à dire que le Président est un pervers qui se «&amp;nbsp;réjouit&amp;nbsp;» de faire le mal&amp;nbsp;? Des faits&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;-&lt;/font&gt;&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;«&amp;nbsp;Parce que vous donnez trop l’impression de maîtriser tout&amp;nbsp;; vous vous plaisez en situation victimaire. Bref, vous semblez prendre plaisir pendant que le pays s’écroule&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Mêmes remarques que précédemment.&amp;nbsp;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;-&lt;/font&gt;&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;«&amp;nbsp;J’ose espérer Excellence Monsieur le Président, que pour cette fois-ci, vous mettrez de côté l’émotion, le mensonge, l’amateurisme, et la haine qui ont toujours caractérisé vos actions jusqu’aujourd’hui et vous agirez pour le bien commun.&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;No comment. Mais pour Boléro c’est sans doute une argumentation très développée.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot; style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;u&gt;&lt;strong&gt;Dans la troisième lettre datée du 15 novembre 2007, Boléro est encore plus virulent contre le Président de la République des Comores :&lt;/strong&gt;&lt;/u&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;«&amp;nbsp;les auteurs du texte publié dans ledit journal N° 1017 du 9 au 15 novembre 2007 et qui n’ont même pas eu le courage de le signer en usant d’une formule beaucoup plus générale «&amp;nbsp;cellule de communication de la présidence&amp;nbsp;», ne sont que les Goebbels de votre despotisme chiite. J’ai compris que la direction du journal en est pour quelque chose.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Goebbels&amp;nbsp;: Ministre de l’information et de la propagande de Hitler dès 1933. Il mit en place la nazification de l’Allemagne dans les médias, la culture et l’enseignement. C’est le plus fidèle des proches de Hitler, et après le suicide de ce dernier, il se suicide également avec sa femme, après avoir tué ses 6 enfants. Non seulement, il est ignoble que Boléro puisse comparer des Conseillers du Président, à un tel monstre, mais en plus cela revient à dire que leur chef (le Président de la République) est un nouveau Hitler. Est-ce acceptable de la part d’un homme qui a exercé les plus hautes fonctions de l’Etat (même si cela n’a été qu’après un putsch)&amp;nbsp;?&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Selon le Robert, «&amp;nbsp;despotisme&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: pouvoir absolu, arbitraire, et oppressif du despote. Dictature, tyrannie. Là c’est l’hôpital qui se fout de la charité ! Voilà un homme qui arrive au pouvoir suite à un coup d’Etat militaire, qui envoie à la poubelle de l’Histoire la Constitution de l’Etat et met en place une charte constitutionnelle qui n’a jamais été approuvée par les Comoriens, qui règne pendant 7 ans sans jamais rendre de compte et qui traite un président élu démocratiquement d’être un tyran&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- «&amp;nbsp;Alors, Monsieur le Président, sachez que si Anjouan est aujourd’hui dans l’état que vous qualifiez de «&amp;nbsp;rébellion&amp;nbsp;», c’est en grande partie à cause des hommes et des femmes comme vous qui avez lâchement déserté la capitale fédérale, qui avez fui l’Etat après avoir joui de ses largesses, qui avez trahi leurs responsabilité s, bien que vous étiez un «&amp;nbsp;élu&amp;nbsp;» du peuple pour profiter d’une situation d’illégalité totale en laissant les populations des autres îles dans la misère, dans l’incompréhension voire dans le désarroi.&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Que comprendre d’une telle phrase&amp;nbsp;? Presque rien&amp;nbsp;: un coup classique d’un opposant contre le Président. Mais, on lit bien que Boléro traite le Président d’être un «&amp;nbsp;lâche&amp;nbsp;».&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- «&amp;nbsp;Je vous rappelle en passant que mon île natale Mohéli fut la première avant même Mayotte à déclencher un mouvement séparatiste, et pourtant, l’éducation qui nous a été inculquée par nos parents, a permis à certains d’entre nous de prendre leurs responsabilités pour combattre le séparatisme pour que Mohéli réintègre son Ensemble naturel.&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;En disant que l’éducation donnée aux Mohéliens leur a permis d’être des Unionistes, l’ancien Premier Ministre, Boléro, dit clairement au Président que parce qu’il est Anjouanais, il n’a pas pu recevoir la même éducation. Il ne se rend même pas compte qu’ainsi, il insulte tous les Anjouanais. Pire, il veut être élu président de la République en 2010, mais se permet de dire aux autres que les Mohéliens sont les seuls à avoir une éducation.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- «&amp;nbsp;Si vous en doutez, demandez-le à certains dans votre horde de courtisans et d’opportunistes qui sont devenus subitement aujourd’hui «&amp;nbsp;unionistes&amp;nbsp;» pour l’occasion comme vous, alors qu’hier, ils ont trahi leur patrie.&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Selon le Robert, «&amp;nbsp;courtisan&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: Personne qui cherche à plaire aux puissants, aux gens influents par des manières obséquieuses, flatteuses.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;color: #333333&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Selon le Robert, «&amp;nbsp;opportunistes&amp;nbsp;»&amp;nbsp;: personne qui ne tient compte d’aucun principe.&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #333333&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Les conseillers et fonctionnaires du Président de la République appréciéront. Quelle ingratitude de la part d’un ancien Premier ministre&amp;nbsp;! Je me suis laissé dire que certains d'entre eux, comme M. Saïd Ahmed, chargé de la communication à la présidence, ont servi le même Boléro et Azali au même poste&amp;nbsp;! Voilà qu'ils se voient maintenant comparés à un nazi et traités de &quot;courtisans&quot; !&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;«&amp;nbsp;Je vous le dis car contrairement à vous, Mohéli ne fera pas la chasse aux sorcières. Elle n’humiliera personne, même si vous avez fait beaucoup de mal et continuez à le faire avec votre haine viscérale et gratuite et vos complexes injustifiés.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Comment comprendre cette juxtaposition «&amp;nbsp;… vous, Mohéli&amp;nbsp;», si ce n’est encore une fois une opposition Anjouan-Mohéli, juste pour dire que Mohéli fera mieux qu’Anjouan&amp;nbsp;! Quelle honte&amp;nbsp;! C’est une insulte envers tous les Anjouanais. Cette opposition entre Mohéli et les autres îles, on ne la retrouve chez aucun des grands leaders mohéliens (Mohamed Hassanaly, Mohamed Fazul, Dhoifir Bounou, Abdou Djabir, Saïd Mohamed Fazul…). Uniquement chez celui qui s’est auto-octroyé la médaille d’or de l’unioniste alors qu’il a toujours traité avec bienveillance tous les ennemis du pays, et particulièrement les séparatistes d’Anjouan et de Ngazidja.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;«&amp;nbsp;Je vous le dis parce que je ne suis pas sûr que vous imaginiez un seul instant le traumatisme que vos actions contre la population anjouanaise comme vous, va engendrer. Vous l’auriez fait à Mohéli, je vous assure que vous l’auriez regretté longtemps. Puisque c’est chez vous, faites-le et bonne appétit.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;C’est la même rengaine d’opposition entre Mohéliens et Anjouanais. La nouvelle version c’est qu’Anjouan peut laisser le Président Sambi faire n’importe quoi dans l’île, mais s’il fait la même chose à Mohéli, les Mohéliens le lui feront regretter&amp;nbsp;! Rien que cela&amp;nbsp;!&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;&lt;span&gt;-&lt;span style=&quot;font: 7pt 'Times New Roman'&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span dir=&quot;ltr&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;«&amp;nbsp;Ce n’est pas tout Monsieur le Président puisque vos Goebbels ont cru bon de raconter du n’importe quoi.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;A croire que cet homme est fasciné par les méthodes hitlériennes, à tel point qu’il voit des Goebbels partout.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;- «&amp;nbsp;Pourquoi tenez-vous tellement à faire la guerre jusqu’à mentir aux comoriens au &amp;nbsp;lieu de leur dire la vérité sur vos intentions de faire la guerre pour imposer votre vision&amp;nbsp;? Peut-être pour imposer une monarchie théocratique avec des Madjlisses à l’iranienne&amp;nbsp;?&amp;nbsp;»&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Boléro finit ainsi par accuser le Président de la République de vouloir installer une «&amp;nbsp;monarchie théocratique&amp;nbsp;». A partir de quels faits&amp;nbsp;? Il n’a pas besoin d’apporter des faits ni des arguments. C’est cela qui s’appelle de la diffamation.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 11pt; color: #333333&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;Je ne suis pas un partisan de Sambi. J’ai souvent critiqué les décisions de ses proches ces dernier temps, notamment en ce qui concerne la question de Mayotte. Mais, j’ai voulu démonter ici l’imposture d’un homme qui a régné pendant sept ans dans une sorte de dictature qui ne disait pas son nom et qui maintenant voudrait faire la leçon à un homme qui a l’avantage d’avoir été élu pour exercer son mandat. Et comble de tout cela, lorsqu'on veut faire un petit bilan, certes partisan, de son action, il oublie tout ce qu'il a écrit contre ses adversaires politiques et joue la vierge effarouchée en déclarant : &quot;Au secours, on m'insulte !&quot; Non, c'est uniquement de la politique.&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>MiB</name> <uri>http://mib.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Le  Boléro nouveau est arrivé !</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mib.blogspirit.com/archive/2007/10/30/le-nouveau-bolero-est-arrive.html" />  <id>tag:mib.blogspirit.com,2007-10-30:1410022</id> <updated>2007-12-05T18:35:07+01:00</updated> <published>2007-12-03T22:10:00+01:00</published>   <category term="Extrapols" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Bolero" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Hamada Madi" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Comores" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Azali" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Sambi" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="lettres ouvertes" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>  Comme souvent,&amp;nbsp;après un an de pouvoir, les lettres ouvertes au...</summary> <content type="html" xml:base="http://mib.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-94890&quot; src=&quot;http://mib.blogspirit.com/media/02/02/fbcb00926367f1709801855db05eb43a.gif&quot; alt=&quot;b69f72d1a9e9e00bcef4210588f98119.gif&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Bolero&quot; id=&quot;media-94890&quot; /&gt;Comme souvent,&amp;nbsp;après un an de pouvoir, les lettres ouvertes au Président de la République ont succédé aux lettres de félicitations accompagnées de CV ou cartes de visites. Beit-Salam reçoit actuellement de nombreuses lettres, plus ou moins &quot;ouvertes&quot; ou &quot;confidentielles&quot;. Il ne s'agit plus de laisser entendre qu'on serait prêt éventuellement à occuper toute place vacante &quot;pour l'intérêt de la nation&quot;, bien sûr, mais de laisser des traces pour pouvoir un jour dire : &quot;je l'avais dit dans une lettre ouverte que j'ai adressée au Président Sambi... il ne m'a pas écouté&quot; pour expliquer la défaite de ce dernier. Chacun des expéditeurs est persuadé d'être le plus original, le plus porteur de vérité et pour cela, le président ne peut manquer de porter une attention particulière à sa lettre.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La lettre ouverte aux puissants, qui se réduisent souvent au Président de la République et à ses proches, est un exercice très prisé dans nos contrées. Il n'a souvent qu'un seul objectif&amp;nbsp;: non pas convaincre mais témoigner pour l'avenir, si ce n'est se décharger d'une trop pleine émotivité.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Hamadi Madi, plus connu sous le nom de Boléro, ancien Premier Ministre des Comores,&amp;nbsp;a envoyé récemment sa troisième lettre au Président de la République. Elle est en fait une réponse à la réponse de la deuxième lettre par une obscure &quot;cellule de communication&quot; de la Présidence. Il faut dire que cette fameuse &quot;cellule&quot; a de curieuses manières de répondre à la lettre d'un opposant politique. Répondait-elle au nom de la&amp;nbsp;Présidence ou au nom du parti&amp;nbsp;présidentiel ? Difficile de faire la part des choses, mais cette réponse traduit bien le flou et l'improvision des gens qui se trouvent autour du Président. Des enfants&amp;nbsp;qui n'ont toujours pas pris la mesure de leurs responsabilités à l'égard du Président de la République et de la nation comorienne.&amp;nbsp;Des enfants, puissants, orgueilleux, pleins de morve, qui viennent de recevoir un jouet et qui se moquent de tout ce qui se passe autour d'eux. Ils ne prennent donc pas au sérieux la lettre de Boléro et se contentent de lancer quelques piques comme on le ferait dans un blog très partisan. Leurs erreurs permettent à des gens de la trempe de Boléro et Mohamed Bacar d'avoir le beau rôle et ils finiront par les aider à enterrer définitivement notre pays.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Boléro, lui-même, s'amuse sur internet, à coups de révélations (quelques fois de secrets d'Etat), il met mal à l'aise les partisans de Sambi et donne plus ou moins discrètement la voie à suivre aux partisans du séparatiste Mohamed Bacar, tout cela accompagné de sermons très moralisateurs. Vous aurez compris : l'homme ne chôme pas en banlieue parisienne ! Il occupe son temps et il en a beaucoup. Il pose des jalons pour l'avenir en essayant de sauver son image (d'autrefois ?).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En lisant sa deuxième lettre au Président Sambi, on pourrait se tromper car il répète à plusieurs reprises que le Président Azali lui a appris qu'il &quot;ne faut jamais insulter l'avenir&quot;. Foutaise ! Ou simplement nouvelle tentative de séduction du colonel Azali (et donc de la&amp;nbsp;CRC), deux ans avant les élections présidentielles qui devraient débuter à Mohéli. En vérité, cette expression fait partie de la marque de fabrique du même Boléro depuis longtemps, avant même sa rencontre&amp;nbsp;avec le putschiste. Ainsi, par exemple, dans Alwatwan n°406 (11 avril 1996), il répondait à une interview :&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&quot;Il ne faut jamais insulter l'avenir. Notre pays est plein de ressources, de dynamisme endormi, d'un optimisme blessé, d'une volonté étouffée. L'avenir est prometteur parce qu'il appartient à ces 63% de jeunes de moins de 25 ans. Mais il est vrai que le présent est inquiétant parce que l'Etat n'a plus d'autorité. Il n'organise pas la société et ne protège pas le citoyen. Il est l'instrument exclusif au service d'intérêts particuliers...&quot;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Que c'est beau tout cela ! Depuis, notre ami Boléro a frôlé les plus hauts sommets de l'Etat (il a même été chef de gouvernement et nommé Président par intérim par son ami Président par coup d'Etat) avant de dégringoler, incapable de se faire élire simple député à Mwali, malgré les moyens mis par le pouvoir en place. Pourtant, ces quelques mots sont encore plus vrais aujourd'hui après neuf ans de pouvoir Azali-Boléro. Il n'a pas fait avancer d'un pouce l'autorité de l'Etat. Il a illusionné les &quot;unionistes&quot; sur le règlement de la crise séparatiste et a fortifié la personnalisation de l'Etat. C'est cet homme qui aujourd'hui voudrait venir nous faire la morale ? A d'autres.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La deuxième lettre de Hamada Madi dit Boléro au Président Sambi est datée du 23 octobre dernier. Cette fois, ce n'était peut-être pas une lettre ouverte puisqu'aucun des &quot;privilégiés&quot; qui l'ont reçue dans leurs boites emails&amp;nbsp;ne l'a publiée&amp;nbsp;et aucun n'en a fait allusion. Tant mieux ! Je serais le dernier à la publier.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Bien qu'il prévienne dès la deuxième ligne qu'il s'adresse au Président &quot;très respectueusement&quot;,&amp;nbsp;cette lettre paraît encore plus prétentieuse que la première. En effet, il n'hésite pas à dire au Chef de l'Etat qu'il divague, qu'il ment, qu'il est haineux, orgueilleux... autant de qualificatifs qu'on pourrait, sans mal, retourner au Boléro qui a pris le pouvoir avec Azali et Aboudou Soef par un putsch en avril 1999 sous le prétexte fallacieux d'&quot;interposition&quot; alors qu'ils avaient organisé eux-mêmes de fausses manifestations contre les Anjouanais de Moroni. Ce Boléro qui voulait tout savoir, tout contrôler à tel point que si j'en crois un responsable militaire de la capitale, il passait ses nuits sur internet à repérér qui était qui dans la diaspora et à attendre les dépêches des polices internationales pour savoir quel Comorien a fait quoi à l'extérieur. Un travail qui paie aujourd'hui qu'il a investi l'internet et qu'il se prépare à publier ses mémoires. Il connaît déjà tous ceux qui refont le monde (ou plus humblement les Comores) depuis des années sur internet.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Comme les hommes politiques ont la mémoire courte ! surtout quand ils ne sont plus au pouvoir !&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il apprend ainsi au Président Sambi qu'il ne souhaite pas se &quot;soustraire à des probables erreurs commises&quot; dans ses &quot;fonctions honorables&quot;. &quot;Probables&quot; ? C'est beau. A-t-il oublié qu'il a quitté son pays, qu'il s'est soustrait à la justice de son pays (en naviguant d'île en île en &lt;em&gt;kwasa-kwasa&lt;/em&gt; jusqu'à Mayotte si on en croit Radio Cocotier) pour une malheureuse &quot;table basse&quot; ?&amp;nbsp;Que peut-on penser d'un responsable politique qui a exercé le pouvoir dans les plus hautes sphères de l'Etat et qui fuit son pays et s'exile parce qu'il a peur d'avoir à s'expliquer sur un litige aussi mince ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Dans ce même domaine de la justice, il réclame au¨Président la &quot;libération du seul prisonnier politique&quot; qu'est pour lui Aboudou Soef, ancien Ministre des Affaires étrangères et Directeur des Hydrocarbures. Bravo Monsieur Boléro, mais c'est un peu tard pour un ami de dix ans. Nous sommes de plus en plus nombreux, simples citoyens, qui n'avons jamais eu aucun rapport avec Aboudou Soef, qui n'avons jamais fait de coup d'Etat avec lui, à réclamer le jugement de cet homme ou sa libération pure et simple. Mais venant de Boléro une telle demande&amp;nbsp;est plutôt surprenante car j'aimerais lui rappeler aussi que nous étions nombreux à lui demander la libération du journaliste Cheikh Ali, qu'il accusait de tentative d'atteinte à la surêté de l'Etat, qu'il a fait&amp;nbsp;enfermer pendant plusieurs mois dans&amp;nbsp;le camp militaire de Mdé sans jamais apporter la moindre preuve de sa culpabilité et sans jamais le faire juger. Comme cela peut paraître loin aujourd'hui que Boléro n'a plus le pouvoir ! Qu'il se rassure, nous serons encore nombreux à exiger sa libération s'il&amp;nbsp;devait aller en prison juste parce qu'il&amp;nbsp;aurait égaré uniquement une &quot;table basse&quot; appartenant à l'Etat&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Doit-on oublier, si facilement que c'est à ce monsieur que nous devons ce concept qui a perverti nos esprits, ce concept de &quot;citoyenneté de l'île&quot;. Il y a de quoi s'esclaffer quand on voit qu'aujourd'hui il&amp;nbsp;se fait passer pour un combattant de&amp;nbsp;l'unité des Comores.&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Doit-on encore oublier que c'est à ce Monsieur que l'on doit la remise à la justice française des mercenaires, qui n'étaient pas tous français, qui ont fait une &quot;vraie&quot; tentative de coup d'Etat aux Comores, mercenaires tous aujourd'hui en liberté ? Pour quels intérêts obscurs ? C'est ce Monsieur qui aujourd'hui fait la leçon au gouvernement de Mohamed Sambi. On aura tout vu dans ce pays. Un putschiste faisant la morale a un élu.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;N'est-ce pas sous le régime qu'il a &quot;servi honorablement&quot; que des maisons de citoyens ont été détruites dans des conditions qui restent encore mystérieuses pour le simple Comorien, et dans tous les cas après des décisions extra-judiciaires ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;La liste des méfaits de cet homme et du régime qu'il a servi est trop longue (où est passé l'argent du &quot;269&quot;, accord secret sur la question de Mayotte...). On peut comprendre qu'à l'approche du &quot;tour de Mohéli&quot;, il désire se refaire une virginité politique, mais tout de même... un peu de pudeur.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J'approuve le fait que Boléro&amp;nbsp;demande au Président de la République de s'adresser à la nation pour faire son mea-culpa. J'en profite également pour lui dire que nous sommes nombreux à attendre le sien et celui du colonel Azali car si nous sommes dans la situation actuelle c'est surtout parce qu'ils ont cru qu'on pouvait mettre un pansement sur la gangrène séparatiste. Il n'est jamais trop tard dit-il dans sa lettre.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Si j'avais un conseil à donner aux hommes du régime actuel, quelle que soit la &quot;cellule&quot; dans laquelle ils se trouvent, c'est justement de prendre à contre-pied les préconisations de Boléro. Mais malheureusement, ils sont en train de mener la même politique à propos de Mayotte et il faut craindre qu'ils n'arrivent bientôt à promouvoir l'idée&amp;nbsp;d'une conférence intercomorienne sensée résoudre la crise séparatiste et qui n'aboutirait qu'à renforcer les séparatistes.&lt;/p&gt; </content> </entry>  <entry> <author> <name>MiB</name> <uri>http://mib.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Traduction de sourates du Coran</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://mib.blogspirit.com/archive/2007/11/05/traduction-de-sourates.html" />  <id>tag:mib.blogspirit.com,2007-11-05:1414750</id> <updated>2007-11-20T00:57:49+01:00</updated> <published>2007-11-20T00:55:00+01:00</published>   <category term="Extraas" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="Assoumani" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Coran" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="livre" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Comores" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="Islam" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>  La couverture de ce livre ressemble un peu au Kurassa de notre enfance, à...</summary> <content type="html" xml:base="http://mib.blogspirit.com/"> &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-86334&quot; src=&quot;http://mib.blogspirit.com/media/00/02/2971f43026214f29092ce8be25d18fd6.jpg&quot; alt=&quot;c06d098e0fc4392b9cccc693f970e563.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; title=&quot;Assoumani&quot; id=&quot;media-86334&quot; /&gt;La couverture de ce livre ressemble un peu au Kurassa de notre enfance, à ce petit recueil de sourates du Coran sur lequel nous apprenions à lire l'arabe et les premières prières. Du par coeur, rien que du par coeur. De gré ou de force et le bâton venait à bout de notre fainéantise.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Mon ami Mohamed Saïd Assoumani est un homme modeste et discret. Un de ces hommes qu'on écouterait à longueur de journée dès qu'il se mette à parler de leur passion.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il a publié aux éditions Mansafara, un peu avant l'été dernier un petit livre qu'il a intitulé &lt;em&gt;Alhamdu, Yasini, Idha Wakaâ&lt;/em&gt; avec comme sous titre en comorien&amp;nbsp;&lt;em&gt;Dauzo la maelezo&lt;/em&gt;, autrement dit : &lt;em&gt;Les sourates l'Ouverture, Ya Sin, L'Evenement&lt;/em&gt; &lt;em&gt;(Essai de traduction).&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Il s'agit de la traduction de trois sourates fondamentaux pour le croyant comorien puisqu'il les récite à de nombreuses occasions. Mais, ce n'est pas seulement, comme on l'a fait jusqu'à maintenant, une traduction de l'arabe vers le français. Mohamed y a ajouté également une traduction en comorien.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Son livre, en plus d'être utile au pratiquant musulman comorien est aussi une manière de mettre en avant la langue de l'archipel des Comores et de montrer sa richesse dans ce pays où l'on confond trop souvent la religion et la langue arabe et où nombreux sont ceux qui croient, comme à la magie, que sans la prononciation des prières en arabe, Dieu ne la prend pas en compte. C'est pour dire qu'il n'y a pas de débat, aux Comores, sur la récitation des prières en arabe ou en comorien, comme il a eu lieu autrefois en France, entre le latin que plus personne ne comprenait et le français, langue de tous les jours, et surtout du peuple.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai relu ces prières que je connais depuis mon enfance, cette fois en comorien. Comme dans les chansons populaires comoriennes, particulièrement le twarab, on y découvre une poésie entrainante. Et moi qui est loin d'être un grand spécialiste du shikomori, j'ai tout compris.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Ainsi, le &quot;Ya Sin&quot; qu'on lit à toute occasion sans y comprendre grand-chose (car on est toujours aux temps de la récitation que ce soit dans la religion ou dans l'enseignement) s'est révélé à moi, non pas tant comme une prière dans laquelle les hommes demandent à Dieu de préserver d'autres hommes ou de les accueillir dans son paradis, mais surtout comme un avertissement : &lt;em&gt;Ili utahadharishe wandru ikao&lt;/em&gt; (&quot;Pour que tu avertisses un peuple&quot;).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En lisant cette traduction de Mohamed Saïd Assoumani, je me suis dit : c'est dommage de lire le &quot;Ya Sin&quot; devant le corps d'un mort ou sa tombe, car comme il est déjà mort, l'avertissement ne lui sert à rien.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Quant à la sourate &quot;Al-Waqia&quot;, à propos des &quot;élus&quot; qui pourront entrer au paradis, il y est dit que parmi les &quot;réjouissances&quot; dont ils pourront bénéficier, il y aura : &lt;em&gt;wana-washe wa matso mahu ya wandza&lt;/em&gt; (&quot;des belles aux grands yeux&quot;).&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je ne discuterai pas du canon de la beauté féminine éléborée par nos ancêtres arabes du Moyen-âge, mais je me demande si, après s'être bien comporté pendant toute sa vie ici bas, là-haut,&amp;nbsp;on peut avoir des femmes aux petits yeux (des asiatiques par exemple), et si quand on est une femme et qu'on arrive au paradis après tant de misères vécus (plus que les hommes),&amp;nbsp;on peut ne pas avoir des belles aux grands yeux et avoir un véritable choix que celui qui sied aux hommes ?&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Je ne devrais pas plaisanter autant avec des choses aussi sérieuses. Mais tout de même... on peut se poser des questions.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;En refermant le livre, j'ai compris un peu pourquoi dans notre enfance et même après, on nous demande seulement d'apprendre par coeur les sourates sans les comprendre. Imaginez toutes les questions qu'on aurait à poser à nos maîtres si tout cela était en langue vernaculaire. Mais partout, il y aurait débat sur toute la conception que la société comorienne (pas seulement elle, il est vrai) a de la religion et sa façon de vivre l'Islam. Je ne parle même pas des rires des enfants.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J'espère que Mohamed Saïd Assoumani aboutira dans la thèse qu'il a entreprise à l'Université Paris 3 sur la traduction du Coran en langue comorienne car cela pourrait être utile à la façon que nous avons d'appréhender la religion musulmane mais aussi de concevoir une société du dialogue. Mais comme c'est un homme sérieux et travailleur, il n'y a pas de raison qu'il n'aboutisse pas.&lt;/p&gt; </content> </entry>  </feed>