« Traduction de sourates du Coran | Page d'accueil | Quand Boléro insulte le Président de la République »

03.12.2007

Le Boléro nouveau est arrivé !

b69f72d1a9e9e00bcef4210588f98119.gifComme souvent, après un an de pouvoir, les lettres ouvertes au Président de la République ont succédé aux lettres de félicitations accompagnées de CV ou cartes de visites. Beit-Salam reçoit actuellement de nombreuses lettres, plus ou moins "ouvertes" ou "confidentielles". Il ne s'agit plus de laisser entendre qu'on serait prêt éventuellement à occuper toute place vacante "pour l'intérêt de la nation", bien sûr, mais de laisser des traces pour pouvoir un jour dire : "je l'avais dit dans une lettre ouverte que j'ai adressée au Président Sambi... il ne m'a pas écouté" pour expliquer la défaite de ce dernier. Chacun des expéditeurs est persuadé d'être le plus original, le plus porteur de vérité et pour cela, le président ne peut manquer de porter une attention particulière à sa lettre.

La lettre ouverte aux puissants, qui se réduisent souvent au Président de la République et à ses proches, est un exercice très prisé dans nos contrées. Il n'a souvent qu'un seul objectif : non pas convaincre mais témoigner pour l'avenir, si ce n'est se décharger d'une trop pleine émotivité. 

Hamadi Madi, plus connu sous le nom de Boléro, ancien Premier Ministre des Comores, a envoyé récemment sa troisième lettre au Président de la République. Elle est en fait une réponse à la réponse de la deuxième lettre par une obscure "cellule de communication" de la Présidence. Il faut dire que cette fameuse "cellule" a de curieuses manières de répondre à la lettre d'un opposant politique. Répondait-elle au nom de la Présidence ou au nom du parti présidentiel ? Difficile de faire la part des choses, mais cette réponse traduit bien le flou et l'improvision des gens qui se trouvent autour du Président. Des enfants qui n'ont toujours pas pris la mesure de leurs responsabilités à l'égard du Président de la République et de la nation comorienne. Des enfants, puissants, orgueilleux, pleins de morve, qui viennent de recevoir un jouet et qui se moquent de tout ce qui se passe autour d'eux. Ils ne prennent donc pas au sérieux la lettre de Boléro et se contentent de lancer quelques piques comme on le ferait dans un blog très partisan. Leurs erreurs permettent à des gens de la trempe de Boléro et Mohamed Bacar d'avoir le beau rôle et ils finiront par les aider à enterrer définitivement notre pays.

Boléro, lui-même, s'amuse sur internet, à coups de révélations (quelques fois de secrets d'Etat), il met mal à l'aise les partisans de Sambi et donne plus ou moins discrètement la voie à suivre aux partisans du séparatiste Mohamed Bacar, tout cela accompagné de sermons très moralisateurs. Vous aurez compris : l'homme ne chôme pas en banlieue parisienne ! Il occupe son temps et il en a beaucoup. Il pose des jalons pour l'avenir en essayant de sauver son image (d'autrefois ?).

En lisant sa deuxième lettre au Président Sambi, on pourrait se tromper car il répète à plusieurs reprises que le Président Azali lui a appris qu'il "ne faut jamais insulter l'avenir". Foutaise ! Ou simplement nouvelle tentative de séduction du colonel Azali (et donc de la CRC), deux ans avant les élections présidentielles qui devraient débuter à Mohéli. En vérité, cette expression fait partie de la marque de fabrique du même Boléro depuis longtemps, avant même sa rencontre avec le putschiste. Ainsi, par exemple, dans Alwatwan n°406 (11 avril 1996), il répondait à une interview :

"Il ne faut jamais insulter l'avenir. Notre pays est plein de ressources, de dynamisme endormi, d'un optimisme blessé, d'une volonté étouffée. L'avenir est prometteur parce qu'il appartient à ces 63% de jeunes de moins de 25 ans. Mais il est vrai que le présent est inquiétant parce que l'Etat n'a plus d'autorité. Il n'organise pas la société et ne protège pas le citoyen. Il est l'instrument exclusif au service d'intérêts particuliers..."

Que c'est beau tout cela ! Depuis, notre ami Boléro a frôlé les plus hauts sommets de l'Etat (il a même été chef de gouvernement et nommé Président par intérim par son ami Président par coup d'Etat) avant de dégringoler, incapable de se faire élire simple député à Mwali, malgré les moyens mis par le pouvoir en place. Pourtant, ces quelques mots sont encore plus vrais aujourd'hui après neuf ans de pouvoir Azali-Boléro. Il n'a pas fait avancer d'un pouce l'autorité de l'Etat. Il a illusionné les "unionistes" sur le règlement de la crise séparatiste et a fortifié la personnalisation de l'Etat. C'est cet homme qui aujourd'hui voudrait venir nous faire la morale ? A d'autres.

La deuxième lettre de Hamada Madi dit Boléro au Président Sambi est datée du 23 octobre dernier. Cette fois, ce n'était peut-être pas une lettre ouverte puisqu'aucun des "privilégiés" qui l'ont reçue dans leurs boites emails ne l'a publiée et aucun n'en a fait allusion. Tant mieux ! Je serais le dernier à la publier.

Bien qu'il prévienne dès la deuxième ligne qu'il s'adresse au Président "très respectueusement", cette lettre paraît encore plus prétentieuse que la première. En effet, il n'hésite pas à dire au Chef de l'Etat qu'il divague, qu'il ment, qu'il est haineux, orgueilleux... autant de qualificatifs qu'on pourrait, sans mal, retourner au Boléro qui a pris le pouvoir avec Azali et Aboudou Soef par un putsch en avril 1999 sous le prétexte fallacieux d'"interposition" alors qu'ils avaient organisé eux-mêmes de fausses manifestations contre les Anjouanais de Moroni. Ce Boléro qui voulait tout savoir, tout contrôler à tel point que si j'en crois un responsable militaire de la capitale, il passait ses nuits sur internet à repérér qui était qui dans la diaspora et à attendre les dépêches des polices internationales pour savoir quel Comorien a fait quoi à l'extérieur. Un travail qui paie aujourd'hui qu'il a investi l'internet et qu'il se prépare à publier ses mémoires. Il connaît déjà tous ceux qui refont le monde (ou plus humblement les Comores) depuis des années sur internet.

Comme les hommes politiques ont la mémoire courte ! surtout quand ils ne sont plus au pouvoir !

Il apprend ainsi au Président Sambi qu'il ne souhaite pas se "soustraire à des probables erreurs commises" dans ses "fonctions honorables". "Probables" ? C'est beau. A-t-il oublié qu'il a quitté son pays, qu'il s'est soustrait à la justice de son pays (en naviguant d'île en île en kwasa-kwasa jusqu'à Mayotte si on en croit Radio Cocotier) pour une malheureuse "table basse" ? Que peut-on penser d'un responsable politique qui a exercé le pouvoir dans les plus hautes sphères de l'Etat et qui fuit son pays et s'exile parce qu'il a peur d'avoir à s'expliquer sur un litige aussi mince ?

Dans ce même domaine de la justice, il réclame au¨Président la "libération du seul prisonnier politique" qu'est pour lui Aboudou Soef, ancien Ministre des Affaires étrangères et Directeur des Hydrocarbures. Bravo Monsieur Boléro, mais c'est un peu tard pour un ami de dix ans. Nous sommes de plus en plus nombreux, simples citoyens, qui n'avons jamais eu aucun rapport avec Aboudou Soef, qui n'avons jamais fait de coup d'Etat avec lui, à réclamer le jugement de cet homme ou sa libération pure et simple. Mais venant de Boléro une telle demande est plutôt surprenante car j'aimerais lui rappeler aussi que nous étions nombreux à lui demander la libération du journaliste Cheikh Ali, qu'il accusait de tentative d'atteinte à la surêté de l'Etat, qu'il a fait enfermer pendant plusieurs mois dans le camp militaire de Mdé sans jamais apporter la moindre preuve de sa culpabilité et sans jamais le faire juger. Comme cela peut paraître loin aujourd'hui que Boléro n'a plus le pouvoir ! Qu'il se rassure, nous serons encore nombreux à exiger sa libération s'il devait aller en prison juste parce qu'il aurait égaré uniquement une "table basse" appartenant à l'Etat !

Doit-on oublier, si facilement que c'est à ce monsieur que nous devons ce concept qui a perverti nos esprits, ce concept de "citoyenneté de l'île". Il y a de quoi s'esclaffer quand on voit qu'aujourd'hui il se fait passer pour un combattant de l'unité des Comores. 

Doit-on encore oublier que c'est à ce Monsieur que l'on doit la remise à la justice française des mercenaires, qui n'étaient pas tous français, qui ont fait une "vraie" tentative de coup d'Etat aux Comores, mercenaires tous aujourd'hui en liberté ? Pour quels intérêts obscurs ? C'est ce Monsieur qui aujourd'hui fait la leçon au gouvernement de Mohamed Sambi. On aura tout vu dans ce pays. Un putschiste faisant la morale a un élu.

N'est-ce pas sous le régime qu'il a "servi honorablement" que des maisons de citoyens ont été détruites dans des conditions qui restent encore mystérieuses pour le simple Comorien, et dans tous les cas après des décisions extra-judiciaires ?

La liste des méfaits de cet homme et du régime qu'il a servi est trop longue (où est passé l'argent du "269", accord secret sur la question de Mayotte...). On peut comprendre qu'à l'approche du "tour de Mohéli", il désire se refaire une virginité politique, mais tout de même... un peu de pudeur.

J'approuve le fait que Boléro demande au Président de la République de s'adresser à la nation pour faire son mea-culpa. J'en profite également pour lui dire que nous sommes nombreux à attendre le sien et celui du colonel Azali car si nous sommes dans la situation actuelle c'est surtout parce qu'ils ont cru qu'on pouvait mettre un pansement sur la gangrène séparatiste. Il n'est jamais trop tard dit-il dans sa lettre.

Si j'avais un conseil à donner aux hommes du régime actuel, quelle que soit la "cellule" dans laquelle ils se trouvent, c'est justement de prendre à contre-pied les préconisations de Boléro. Mais malheureusement, ils sont en train de mener la même politique à propos de Mayotte et il faut craindre qu'ils n'arrivent bientôt à promouvoir l'idée d'une conférence intercomorienne sensée résoudre la crise séparatiste et qui n'aboutirait qu'à renforcer les séparatistes.

Commentaires

Très bon article, j'adore !
A +

Ecrit par : Himaya | 04.12.2007

Monsieur l'histoirien, vous semblez avoir une maladie qui vous ronge depuis longtemps! Quelle aigreur pour un jeune ou viex comme toi? Pourquoi êtes-vous si complexé? Vous ne me connaissez pas et moi non plus! Vous semblez chercher quelque chose sur ma personne mais je comprends bien vue vos origines! Mais je dois vous avertir M.I chez moi à Mohéli, on n'insulte pas les gens comme ça parce que à ce que je sache, je ne connais même pas votre famille et donc laissez ma petite personnalité en dehors de votre haine historique! Vous ne connaissez même pas ce que vous dites et si vous êtes un vrai comorien, rencontrons-nous avec des gens sérieux et débattons sur tes insinuations malsaines!

Ecrit par : Hamada Madi | 07.12.2007

pourquoi tant de haine

Ecrit par : hasan assumani | 08.12.2007

Excellence,
Monsieur le Président Boléro,
Qui ne vous connaît pas ? Ne soyez pas trop modeste, cela ne vous va pas du tout.
Je vous parle de politique, vous vous interrogez sur ma santé psychologique, sur ma famille et mes origines. Faut-il que je perde mon temps à répondre à de telles idioties ? Contrairement à ce que vous dites, vous me connaissez, et cela se voit dans votre texte et si vous voulez qu'on se rencontre vous trouverez dans ce blog mon email, sinon vous pouvez passer par une de nos connaissances communes. Mais s'il vous plaît, n'essayez plus de m'impressionner, vous vous ridiculisez à peu de frais. Je publierai sous peu les "vraies" insultes que vous avez récemment envoyées au Président de la République.

Ecrit par : mib | 10.12.2007

Cher Mahamoud,
Non il ne faut pas repondre à la provocation. les propos injurieux de Mr le premier Ministre en reponse a ton post ne le rehausse pas . Il temoigne d'une chose : Tu as vu juste et tes arguments sont betons.

Non reste digne . Le debat ne fait que commencer
Bon courage

Ecrit par : Mohamed Said | 11.12.2007

Docteur M.I, ndjopvendza nihurongodzé shi komori mana mbosé wudjoyéléwa béyipvo…
Je me demande toujours ce que tu me veux ! La première fois que je t’ai lu, ce fut sur ta prétendue biographie sur moi ; sans mon autorisation, sans me consulter, sans me connaître, tu as raconté ce que tu voulais sur moi avec ton style méprisant. Moi je suis comme ça : je dis ce que je pense. Alors je n’ai pas aimé et souviens-toi, je t’ai écrit et t’ai demandé de modifier l’idée que tu te faisais de moi et du PRC, parti dont j’étais le secrétaire général. Je t’ai rappelé qu’étant revenu de l’URSS fin 1993, je n’ai pas connu un DPA ou MOINGAZA. Ensuite que la création du PRC n’avait rien à voir avec Mchangama sauf que nous qui l’avions créé sommes ses amis politiques. Et encore, qu’avant d’être nommé Directeur de cabinet du Colonel Azali, le Bureau Politique présidé par le président du parti a pris cette décision ; donc, je n’ai trahi personne, au contraire, ce sont les miens qui m’ont trahi et ça Monsieur l’historien, tu devais le savoir car c’est ton rôle et non le mien.
Dans cette prétendue biographie et suivant un faux débat Mohélo-Mohélien qui a toujours existé chez nous et qui constitue tout le charme de nos discussions là-bas, tu as estimé nécessaire de préciser que « Celui qui est surnommé Bolero est né en 1965 à Boingoma (Mwali), d'un père originaire du Hambou (Ngazidja) ». Au début, je me disais que n’étant pas historien, il est empiriquement nécessaire de le préciser dans une biographie d’autant qu’effectivement mon père est né à Chouani Hambou d’un père de Chouani et d’une mère de Foumbouni-Mbadjini.
Toutefois, en lisant cette fois-ci la biographie de l’ancien Premier Ministre Abbas Djoussouf, tu as oublié de nous préciser l’origine de son père. J’ai même cru que je parcourrai la « Barzandji » du prophète Mohammad. Ce traitement malhonnête de l’histoire des personnalités politiques pour un docteur en histoire, ne m’a pas paru anodin ! Et en Mohélien fier de l’être, je te le dis que ce n’est pas sérieux. Nous en avons l’habitude.
En plus, ce mensonge grotesque sur un fonctionnaire international que j’ai appris grâce à toi qu’il aurait étudié à Kishinov (capitale de la Moldavie) et qui aurait fini ses études 5 ans avant que je débute les miennes à Kiev (capitale de l’Ukraine). Tu as osé écrire : « Après la découverte de la préparation d'une vaste fraude, les médias l'accusent en montrant qu'un des fonctionnaires internationaux chargés de préparer les élections est un ami personnel avec lequel il a fait ses études en Ukraine ». En historien, tu aurais pu écrire « … avec lequel il AURAIT FAIT ses études en Ukraine ». C’est quoi ça ? Pourquoi tu aimes bien créer tout un mystère sur les gens, allant jusqu’à porter de telles accusations graves à un fonctionnaire international du PNUD ? Me trouves-tu, toi aussi, si capable ?
Et pour pimenter ta haine accompagnée de ton mépris, tu n’oses même pas employer le vocabulaire requis pour dire les choses telles qu’elles sont. Tu écris : « Premier ministre du Gouvernement d'unité nationale et de transition (GUNT), il prend également le titre de "Président par intérim" ». Dis-moi, c’est quoi encore « prendre le titre » ? C’est l’accord de Fomboni, ainsi que les textes réglementaires du Comité du Suivi qui ont institué cela. Oui, je fus nommé Président par intérim et alors ? Cela t’a vraiment vexé ? Il faut lire le « Duan » de la prière d’Al fadjri : « watawallana fiman tawalaïta » et ferme les yeux.
Et si en plus on continue la lecture des 2 biographies, on comprend bien ta haine. Alors, cesse car ce n’est pas digne ! Veux-tu parler de l’action de l’homme politique que je suis, fais-le avec respect et surtout sans partialité ! En tout cas à ce que je sache, je ne te dois rien.
Monsieur M.I, moi j’ai fait mon service national comme beaucoup des jeunes comoriens après leur baccalauréat, l’as-tu fait ? Où ?
J’ai fait mes études supérieures avec mes propres moyens comme la plupart des jeunes de chez moi. Je suis retourné au pays travaillé d’abord dans des conditions certainement que tu ignores puisque s’il t’arrive d’aller faire profiter tes connaissances, tu t’arrêtes à Saint-Denis ! Après l’élection de Taki, je fus radié purement et simplement, et sans qu’on me dise les motifs, de la fonction publique. Et depuis, contrairement à d’autres jeunes comoriens, je ne suis jamais rétabli dans mes « droits ». Même quand j’étais Premier Ministre, je n’ai pas osé en « profité ». C’est ma façon de faire. J’ai enseigné bénévolement à l’ENAC (pas gagné ma vie comme tu le crois) avant d’être chassé de cette école ; et puis j’ai enseigné dans le privé ! Les salaires misérables qui tombaient chaque 7ème mois, je les connais et sûrement tu ne les connais pas toi !
C’est facile de laisser les autres « tenter » quelque chose chez toi pendant que toi loin de ton pays, vivant dans un système où tout est permis pourvu qu’on ait un boulot, tu attends juste les difficultés pour critiquer et mentir sur des gens que tu ne connais même pas !
Certains profitent du fait que dans une de nos îles un concept fait que lorsqu'on vous appelle "chef" on se tait et eux profitent pour vous insulter! ce n'est pas le cas chez moi! Comme on me critique dans les fonctions publiques que j'ai occupées, je l'admets! Mais nous allons continuer à nous invectiver jusqu'à là où "finissent les chapeaux" et ce sera avec sans complexe!
Tu parles du dossier 269 : est-ce que vraiment tu sais c’est quoi ? Quand ce dossier fut-t-il traité et par qui ? Et que fut mon rôle ?
Tu te donnes le droit d’invectiver les gens sur la question de Mayotte ? Toi, tu as fait quoi, à part que tu profites largement de cette France que tu sembles « détester » ? Quand la question a-t-elle été suspendue des débats de l’Assemblée Générale et par qui et pourquoi ?
En tant qu’historien, ne t’arrives pas à seulement transcrire les événements dans leur véracité ? Faut-t-il absolument que tu t’engages ? Dans votre métier, vous ne faites pas de débat sur l’histoire simple et l’histoire engagée ?
Qu’est-ce qui ne te plaît pas chez moi en étudiant mon « histoire » politique débutée en 1994 par rapport à celle des autres hommes politiques dont leur histoire comptabilise plus de trente ans ?
Est-ce le fait que j’aime dire ce que pense haut et fort sans langue de bois ?
Alors, oui, je suis contre un débarquement militaire en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Kossovo, en RDC, à Anjouan ! C’est ce que je pense et je le revendique sans aucun complexe ! Pour moi, la politique c’est aussi cela : dire la vérité, ensuite être capable de se remettre en cause.
En me demandant de faire mon mea-culpa, tu oublis pourtant que seul l’ancien Ancien Premier Ministre Abbas Djoussouf fut « couronné » par le Président Sambi pour son rôle « capital » à l’aboutissement du processus de Fomboni. Ce jour là, pendant qu’il fut couronné par Sambi, j’ai passé 48 heures dans les locaux de la gendarmerie.
Je n’ai pas dit que je veux te rencontrer, mais plutôt que si cela t’intéresse tant, alors je suis prêt car je connais mes limites et mes défauts ; seulement, un peu de respect sur les gens. J’ai d’ailleurs compris que comme moi, cela ne t’intéresse pas ! Alors, laisse-moi respirer et dis ce que tu veux sur ceux que tu connais ! Quant à moi, je publie ma modeste histoire et tu pourras critiquer l’homme politique que je suis, en tant qu’historien.
Je donne lecture à tes lecteurs les 2 biographies que tu as publiées et qu’ils en jugent : Halafu nilishé dzangu bé bbatru tsi modja ; tafadhwali wuyéléwé dopvozi ! Lisha mwananyangu !
Biographies faites par le docteur M.I, sur Boléro et Abbas Djoussouf:
« Celui qui est surnommé Bolero est né en 1965 à Boingoma (Mwali), d'un père originaire du Hambou (Ngazidja). Il a effectué ses études secondaires au Lycée de Moroni, où il a obtenu un Bac littéraire.
Sur son "CV" officiel, on peut aussi lire qu'il a été étudiant en Ukraine dans l'ex-URSS. Il a obtenu dans ce pays une thèse de Droit public intitulée "Le Système Fédéral et les Relations Internationales entre les Etats. Conséquences de la désintégration d'un Etat fédéral" en 1992. Il aussi effectué des stages à Bordeaux et dans différentes villes de Suisse.
Revenu au pays, il entre en politique et se retrouve dans le RDR du président Djohar, avec Mchangama, Msaïdié et d'autres. Sous Djohar, et alors que Mchangama est à l'Assemblée nationale, Bolero y travaille comme Conseiller juridique et diplomatique de 1994 à 1996. Mchangama est alors pour lui comme une sorte de mentor. C'est donc tout naturellement qu'il occupe le poste de Secrétaire général du nouveau parti dirigé par Mchangama en 1997 (le Parti Républicain des Comores). Il est aussi le spécialiste de la question des nouvelles institutions au sein de ce parti. Il est ainsi l'inventeur de la notion de "citoyen de l'île" qu'il explicite dans un projet rendu public par le PRC.
Entre temps, il gagne sa vie en tant que professeur à l'École nationale d'Administration et de Commerce (ENAC) pendant l'année 1996-1997. Puis, il enseigne le français à l'École privée moderne (EPM), avant d'en devenir le Directeur en 1998 et jusqu'au putsch du colonel Azali en avril 1999. Lorsqu'il décide de rejoindre les putschistes de 1999, en devenant Directeur de Cabinet du Colonel Azali, l'opinion publique imagine qu'il est le représentant de Mchangama dans le nouveau pouvoir. Mais celui-ci se démarque de Bolero, en condamnant publiquement le coup d'État.
Le colonel Azali le nomme Premier ministre en remplacement d'un autre originaire de Mwali, Bianrifi Tarmidi en 2000. A ce poste il donne l'apparence de travailler pour rétablir les finances, la démocratie et pour l'unité des Comores. Il affirme à qui veut bien l'entendre que les institutions financières internationales le félicitent régulièrement pour l'action de son gouvernement. Pourtant, sa personnalité expansive semble mettre à l'arrière plan le reste du gouvernement. Ainsi, il y a un Ministre de la Réconciliation nationale, mais c'est lui qui a mené toutes les négociations avec les séparatistes anjouanais. Il y a un ministre des Finances, mais c'est lui qui est en rapport avec le FMI et la Banque mondiale.
Malgré de nombreuses oppositions aussi bien dans les partis politiques (y compris le PRC) et parmi la population, il s'est accroché à son poste de Premier ministre. Le colonel Azali réussit même à l'imposer aux autres partis avant de quitter le pouvoir début 2002, alors que quelques jours auparavant, il venait de remettre sa démission. Tout cela a été perçu par les observateurs de la vie politique comme une mascarade.
Premier ministre du Gouvernement d'unité nationale et de transition (GUNT), il prend également le titre de "Président par intérim", et prépare les élections. Son administration est soupçonnée d'avantager le "candidat" Azali en lui permettant d'user de moyens dont ne bénéficient pas les autres candidats. Après la découverte de la préparation d'une vaste fraude, les médias l'accusent en montrant qu'un des fonctionnaires internationaux chargés de préparer les élections est un ami personnel avec lequel il a fait ses études en Ukraine.
Aujourd'hui, le destin de "Boléro" semble plus que jamais lié à celui du colonel Azali ». Fin biographie Boléro.
Biographie Abbas Djoussouf : « Abbas Djoussouf est né à Moroni en 1942. Il a été formé à la géographie à l'École nationale de Saint-Mandé. Revenu au pays, il devient Directeur des services topographiques, puis Directeur commercial d'Air Comores. Dans sa jeunesse, il est dans diverses associations sportives et culturelles, et notamment l'Association de la Jeunesse comorienne (AJC) qui regroupe la jeunesse "éclairée" du pays par la culture.
Il est un des membres fondateurs (avec Mouzaoir, Mohamed Jaffar, Tamou et Mroudjaé) du Rassemblement du peuple comorien (RDPC) en 1968. Pour lui, c'est à partir de cette année-là qu'il entre réellement en politique. Il est alors poussé par une volonté de lutter contre ce qu'il appelle "le pouvoir féodal incarné par Saïd Mohamed Cheikh", et promouvoir l'ouverture et la modernisation du pays.
Il est un des principaux acteurs du coup d'État d'Ali Soilihi le 3 août 1975. Il devient par la suite membre du Conseil national et du Conseil Exécutif de la révolution avant de devenir un opposant au régime, à cause du côté autoritaire que prenait Ali Soilihi. Abbas Djoussouf se retrouve par la suite accusé de tentative de coup d'État, humilié et jeté en prison où il subit divers sévices.
Après le coup d'État d'Ahmed Abdallah, le 13 mai 1978, il sort de prison. Abdallah le nomme ministre de la Défense, mais en quelques semaines, il se rend compte qu'il ne peut s'entendre avec cet homme autoritaire et quitte le gouvernement. Il se lance dans les affaires (dans le domaine des Travaux publics). D'abord, il obtient certains marchés, puis classés comme opposant, le régime lui met des bâtons dans les roues.
A l'avènement de la démocratie, il crée son parti le MDP et s'allie avec un petit parti créé à Anjouan la Nouvelle Génération des Comores (NGDC). Il se présente alors aux deux élections présidentielles. À chaque fois, il est affublé des termes "candidat de la France", mais ne réussit pas à se faire élire.
Aux élections de 1990 (huit candidats), il arrive en quatrième position avec 13,57 % des suffrages au premier tour. En 1996, il arrache la deuxième place avec 15,65 % au premier tour. Mais au second tour, même s'il était le candidat d'une coalition de partis (FORUM), il n'obtient que 35,84 % face à Taki. Il devient le principal opposant du régime de Taki, et profitant de la décomposition du parti de Djohar, il se rapproche d'un autre opposant virulent à Taki, Houmed Msaïdié qu'il réussit à intégrer dans son parti, avant de le nommer Secrétaire Général.
C'est parce que quelques mois avant sa mort Taki était en train de négocier avec lui pour le nommer Premier ministre, que le Président par intérim, l'a appelé (contrairement aux dispositions de la constitution) au poste de Premier ministre. Les observateurs politiques notent les réussites, entre autres économiques de son gouvernement, mais il s'oppose à tout élargissement du gouvernement à tous les partis avant d'avoir réglé le problème du séparatisme. Il s'est aussi révélé incapable de déjouer un coup d'État organisé par des proches qui l'ont prévenu bien à l'avance (avant la Conférence d'Antananarivo) de ce qu'ils allaient faire. Le chef de son cabinet, Abdou Soeuf se retrouve aux côté d'une partie de l'armée, dirigée par Azali Assoumani pour le renverser sous le prétexte fallacieux d'une révolte contre les Anjouanais, révolte attisée, alimentée et contre laquelle Azali, chef des armées refuse d'agir.
Abbas Djoussouf se retrouve encore une fois dans l'opposition, alors qu'apparemment son chef de cabinet lui a proposé dès le départ de faire partie des putschistes. En 1998, il nous faisait le bilan de l'indépendance : "Bilan négatif. Un pays amputé, gangrené par la corruption. Deux décennies d'indépendance gaspillées. Après avoir raté les trains des indépendances dans les années 1960, nous sommes en train de rater celui de la démocratisation. Mais j'espère que notre jeunesse nombreuse et dynamique trouvera l'imagination et la force pour bâtir un pays viable et prospère à l'aube du Troisième millénaire".
Trouvez-vous que ce sont 2 Biographies ? Marahaba ! Basi wusi nitezé, lisha !

Ecrit par : Hamada Madi | 12.12.2007

Excellence, Monsieur le Président,
Je ne voulais pas m'engager dans un faux débat avec vous. Vous m'y contraignez. Je suis donc obligé de répondre à quelques unes de vos inépties. Ce sera la dernière fois dans ce blog. Désolé pour mes lecteurs habituels.
Sans vraiment revenir sur votre long message (il est ce qu'il est) je voudrais vous dire :
1. S'il vous plaît, au nom de ce qui vous reste d'amour pour votre pays après 7 ans au pouvoir à lui asséner des coups dont il risque de ne pas se relever, parlez en votre nom et arrêtez d'englober les Mohéliens dans vos propos pour essayer de les différencier des autres Comoriens (en disant "nous" opposé au "vous"). Ils ne vous soutiennent pas et ils ont jusqu'ici refusé de vous élire à un quelconque poste pour les représenter (c'est un fait). Le courage c'est d'abord d'assumer sa parole sans avoir besoin d'y englober des gens qui, pour beaucoup d'entre eux, n'ont jamais approuvé vos actions néfastes contre leur pays.
2. avec tout le respect que je vous dois, simplement parce que vous êtes un être humain, je vous prie de ne pas venir polluer mon blog comme vous avez pollué pendant plusieurs semaines un forum dédié aux débats entre Comoriens. Par souci d'équilibre (avec le texte long et partisan que j'ai écrit sur vous et dont je ne retire rien parce qu'il n'y a aucune insulte), je laisserai votre long commentaire pour équilibrer avec le mien, mais de grâce, essayez de structurer un peu ce que vous dites car c'est globalement incompréhensible, vous passez du coq à l'âne et on ne comprend pas grand chose. Vous avez quand même été Premier ministre, ce n'est tout de même pas uniquement pour votre amitié avec le colonel Azali ?
3. Je sais que depuis longtemps vous avez un problème avec les Moroniens. Je comprends maintenant pourquoi vous évoquiez mes origines. Mais je suis désolé d'apprendre à un homme comme vous que ce n'est pas parce que je suis de Moroni que je suis un partisan d'Abbas Djoussouf. Je ne me rappelle même pas lui avoir adressé la parole une fois. Je n'ai jamais été dans un de ses partis. Sa biographie n'est pas la même que la votre ? C'est simplement parce que la vie d'Abbas Djoussouf n'est pas la même que celle de Boléro. Du point de vue de la morale politique, je crois, tant qu'on ne m'aura pas démontré le contraire, qu'il n'a rien à voir avec vous ! Il en est ainsi, chacun assume ce qu'il est.
4. Je sais qu'il est tentant pour Boléro d'essayer d'imposer sa vision de Boléro, malheureusement avec des gens comme moi ce ne sera jamais possible. Et je continuerai à faire le maximum de ce que je peux faire d'où je suis : critiquer ceux qui tuent peu à peu mon pays. Si vous ne pouvez pas accepter la critique arrêtez la politique. Vous pouvez vous sentir persécuté mais cela n'est rien par rapport à toutes les souffrances que beaucoup de Comoriens ont enduré à cause de vos manigances. Merci de rappeler ici aux lecteurs que vous avez déjà tenté de me menacer quand vous étiez premier ministre pour que j'écrive votre portrait comme vous le souhaitiez et que j'ai refusé. Je n'étais pas un journaliste d'Al-Watwan, et sûrement pas de ceux qui se contentaient de mettre leurs signatures respectives au bas de vos textes. Ce ne sera jamais possible. Je préfère prendre le risque de me tromper que de me laisser intimider ou acheter par un homme qui se croit tout puissant.
5. On voit bien que vous êtes un habitué des forums car comme les séparatistes à la fin des années 1990 et comme certains membres de l'Action française le faisaient, vous me reprochez de vivre en France et de la critiquer. C'est cela que des hommes de votre trempe ne comprendront jamais. Ce n'est pas, par exemple, parce qu'un Ambassadeur vous invite régulièrement à diner que vous ne pouvez pas lui dire d'arrêter de vous marcher sur les pieds, ou que vous êtes obligé dans un accord secret de lui céder une partie de votre pays ! La France est le pays des droits de l'Homme, comme j'aime la France, je voudrais qu'elle respecte le droit international partout, même pour les petits pays comme les Comores. Cela, il n'y a pas que les Français d'origine étrangère, comme moi, qui le disent, mais aussi de nombreux Français de souche épris de liberté, d'égalité et de justice. Je ne suis pas un mendiant en France, je contribue à sa richesse par mon travail. Je gagne ma vie à la sueur de mon front comme des millions d'enfants d'immigrés. Et il faudrait que je me taise et que je dise à chaque occasion: "Messie messié" parce qu'ainsi je ferais plaisir aux gens comme Boléro ? Malheureusement, cela ne correspond pas à ma personnalité. Il faut sortir de la colonisation mentale pour comprendre cela. Vous croyez qu'avec tous les cadeaux que vous avez fait à la Françafrique, elle vous respecte plus maintenant ? Vous vous trompez et ma fréquentation des archives m'a appris que tout se sait un jour.
6. Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, je suis comme de nombreux jeunes comoriens qui, nés à l'extérieur ou ayant quitté très tôt le pays, n'étaient plus en mesure d'effectuer un service militaire parce que quand ils avaient l'âge, il n'existait plus. Je crois avoir compris que ce service était destiné à payer ce que la nation comorienne vous avait apporté à travers la scolarité gratuite. Or il se trouve que j'en ai pas bénéficié, étant à l'étranger depuis mon enfance. Nous sommes nombreux dans ce cas là, et nombreux aussi à vouloir aller apporter notre pierre au pays. Malheureusement, cela est momentanément impossible à cause d'hommes comme vous qui ne pensez qu'en termes de pouvoir et de domination. Je me réjouis qu'il n'y ait que ce détail que vous pouvez me reprocher car cela veut dire que vous n'avez rien sur moi dans vos fiches. Je n'ai jamais volé, je n'ai jamais tué, je n'ai jamais trahi le pays de mon père, au contraire ! Je n'ai jamais été tenté par le séparatisme, d 'ailleurs comment le pourrais-je ? Reprochez-moi donc de ne pas avoir effectué un service militaire qu'on ne m'a pas demandé de faire et pour lequel je n'avais reçu aucun bienfait, comme vous. Cela est insensé, mais rien ne m'étonne venant de vous. On aurait pu s'attendre qu'après tout ce que ce pays a fait pour vous, vous l'aimiez plus que ceux qui sont à l'extérieur, or vous avez contribué à sa destruction. Pire, après avoir été Premier ministre de ce pays et avoir joui des bienfaits de ce pays, maintenant que vous n'avez plus le pouvoir vous avez fui, vous vous êtes soustrait à la justice de votre pays pour venir vous réfugier en France, et cela à cause d'une malheureuse table basse ! Cela est honteux !
7. Quant à vos leçons sur la manière d'écrire l'histoire, je vous dirais juste une chose : un peu de modestie n'a jamais fait de mal à personne. Vous n'avez pas une habilitation à diriger des recherches, vous ne savez même pas ce qu'on demande à un étudiant en histoire, alors ne vous aventurez pas dans un domaine que vous ne connaissez pas. Dégonflez-vous un peu. Dans ce domaine là, je ferai toujours comme mes maîtres m'ont appris et jamais comme un gars comme Boléro le voudrait.

Ecrit par : mib | 12.12.2007

Passionnant débat! J'apprécie cette belle passe d'armes entre deux hommes, deux grands intellectuels qui se connaissent à merveille et qui se haissent à mort. Je voudrais juste dire aux petites gens comme vous et moi de ne pas se tromper. Ces deux-là ont été nourris à la mamelle de Mchangama, leur maitre à penser. Et quand on sait ce que cet ancien minitsre des Finances a fait à notre cher pays, on ne peut disculper ni l'un ni l'autre. Ces deux-là, pour avoir fréquenté le même cercle pendant des années, doivent avoir quelques comptes à regler. Et ici, ils ne tromperont personne.

Ecrit par : El-Assad Elarif | 14.12.2007

Je ne connais ni l'un, ni l'autre des protagonistes de ce débat.
Mais point n'est besoin d'être historien, spécialiste en droit public ou autre pour être capable d'apprécier les implications d'hommes appartenant à l'élite pour juger.
BOLERO s'en prend à une problématique bien connue qui est celle du rôle des intellectuels. Son propos qui voudrait insinuer que ceux qui ne sont jamais venus se salir les mains dans la politique active sont méprisables, et que le fait d'avoir accepté un jour de se mêler des affaires publiques suffit à justifier l'honorabilité citoyenne est proprement scandaleux!
Car qu'est ce que la citoyenneté sinon le refus de se desinteresser du sort de son pays, des choix sociaux et moraux qui sont faits, de l'adhésion à des modes sociaux et patriotiques?
Que signifie faire de la politique si ce n'est s'engager activement au service de projets d'idéaux, de droits de l'homme?
Comment concevoir qu'une ambition pour un pays consisterait à aller se mettre au service de putchistes et de fossoyeurs de la démocratie? car, c'est bien de cela que Bolero est coupable, c'est d'avoir rejoint, comme un opportuniste affamé une bande de félons déguisés en patriotes, pour collaborer au sabordage de nos institutions, à la mise aux bans de notre nation et aller signer des accords honteux avec une puissance occupante, tel un vichyiste "bien dans ses bottes", et à cause de cela, peu importe les valeurs, peu importe les motivations, peu importe même l'eventuel talent!
Enfin, je me permettrais de qualifier de nauséabondes les allusions à l'origine insulaire.
Il y a quand même une sacrée difference entre le fait d'être jugé sur un bilan, sur des actes dans la durée avec celui de n'avoir à répondre que d'engagements et d'analyses. et pour tous les expatriés qui osent penser, declarer, critiquer même loin de leur pays, au moins ils ne font aucun dégat dans le quotidien comorien! en tous cas, on ne peut pas reprocher à BOLERO ses convictions politiques, ses valeurs car jusqu'à présent, outre le fait d'avoir accepté à un moment de se salir les mains, il n'en a exprimé aucune.

Ecrit par : zaid | 14.12.2007

Il me semble par contre que ce Zaid n'est pas tout à fait en dehors lui aussi de ce débat, ne trouvez-vous pas? Hum!
En fait, ils ont tous les 2 raisons comme on dit chez les "intellectuels"! Une petite chose m'intrigue quand même: pourquoi le premier a-t-il eu besoin de nous préciser les origines du père du second sans nous dire déjà quelles sont les siennes? Aux Comores, il m'a toujours semblé qu'on est d'où on veut, n'est-ce pas? Les Grands défenseurs de Mayotte française, n'ont-ils pas des origines grandes comoriennes comme Mansouri Kamardine et anjouanaises?
Ensuite, pourquoi nous accusons toujours tout le monde sans jamais apporter la moindre preuve? N'est-ce pas frustrant tout ça? Comment en tant que comorien pouvais-je comprendre que depuis 1960 mon pays n'a été gouverné que par des malhonnêtes qui sont, je le dis en passant, mes oncles, vos papas, vos oncles etc. Et enfin, qu'allons-nous faire demain puisque tout le monde semble être mouillé?
Je propose à nos deux protagonistes de nous faire plaisir et de nous dire qu'ils vont travailler ensemble d'autant qu'aux Comores, il n'y a rien à nous opposer! Soyez, chers compatriotes, intellectuels jusqu'au bout au lieu de vous changer de noms pour avoir juste le plaisir de discuter!

Ecrit par : Mohamed Idjab | 15.12.2007

Comme je le prévoyais, M. Boléro a décidé de polluer mon blog jusqu'à ce que je décide de le fermer, ainsi personne ne pourra lire les vérités qui le dérangent. Il n'en sera pas ainsi. Il sort bientôt ses mémoires, je suppose qu'il va nous donner sa vraie image de patriote qui s'est sacrifié pendant son service national puis soutenant le coup d'Etat dit d'interposition ! Cela devrait suffire à rétablir son image écorchée ici. Ses partisans pourraient également rétablir la vérité en écrivant aussi des articles vantant ce qu'il a fait pendant 7 ans avec Azali..
J'ai donc décidé depuis hier de supprimer les commentaires venant de lui ou de ses partisans.
Pour répondre au dernier commentaire : il ne faut pas tomber dans la paranoia. Je ne vois pas pourquoi vous voulez meler Zaïd dans cette histoire. Ensuite, j'ai donné dans la petite biographie qui a dû être écrite il y a cinq ans, l'origine de sa mère parce que j'estimais que c'était important pour comprendre le personnage qui avait inventé le concept de "citoyen de l'île" qui nous a amené la Constitution actuelle dont on donne trop rapidement la paternité à des étrangers alors que les grands principes nous viennent d'Abdallah Mohamed (négociant pour Abeid) et Boléro (négociant pour Azali).
Enfin, je voudrais signaler à Boléro et à ses partisans qu'il y a beaucoup de rumeurs qui ont couru sur cet homme et que je me suis refusé à évoquer certaines d'entre elles ici parce qu'elles relèvent vraiment du caniveau. Il est maintenant entré en campagne électorale, je trouve mesquin qu'il s'offusque pour le peu que j'ai écrit par rapport à tout ce qu'on entend et par rapport à tout ce qu'il a écrit au Président de la République en exercice et à ses conseillers, il y a quelques mois.

Ecrit par : mib | 16.12.2007

Non, ne vous fâchez pas puisque vous continuez à toujours vous doner raison. Remarque que nous ne sommes pas des partisans. Nous remarquons seulement qu'apparemment vous avez un problème entre vous puisque vous n'écrivez pas pour les autres aussi en tant qu'historien et pourtant nous aussi avons beaucoup entendu sur les uns et les autres! N'acceptez-vous pas que ce n'est pas impartal? Et puis le service national certainement c'est "enseigner au collège" pour tous ceux qui avaient le bac depuis ali soilihi c'est tout et vous ne pouvez pas le faire puisque vous n'étiez pas aux Comores. Que Boléro sache que nous sommes nombreux à ne pas avoir fait ce service national qui a d'ailleurs contribué à la baiise du niveau de nos élèves!
Toutefois, nous qui vous connaissons et vous apprécons pourtant sur certaines choses, ne sommes pas d'accord de votre décision de fermer le bloG Plutôt mettre fin à cette polémique!

Ecrit par : Idjab | 16.12.2007

Ecrire un commentaire